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un rêve de 720 litres (négociations et aménagement)

Publié par ElTofi – 30 mars 2007

Les élucubrations d’un aquariophile débutant, bien décidé à convaincre sa femme d’installer un 720 litres à la place du canapé ;-) Ce texte date de 2002, année référentielle par excellence, car elle marque l’abdication de ma moitié après de longs mois de lutte et l’avénement de ma passion aquariophile pour les grands bacs... Ce 720 litres est devenu un bocal... mais avant ça, il a été "mon Grand Bac" ;-)



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1. Le rêve (été 2002)

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai touché à la drogue aquariophile et je ne m’en suis pas remis… C’était il y a seulement 18 mois… Certains pourraient dire que je suis un novice en matière de dépendance… Ma foi, je suis comme ça, quand je fais un truc, je le fais à fond : livres, documentaires, visites, recherches, magasins, etc… En plus, il paraît qu’il y a même des fous furieux qui créent des sites d’aquariophilie et de discussions avec des images, des " tchates ", des rencontres entre intoxiqués de différents horizons… ça s’appellerait des " forums "… vous connaissez ?

Tout ça pour dire qu’assez rapidement, le 120 litres de départ, qui paraissait si grand dans le magasin, s’est avéré être un petit bocal. Vous savez ce que c’est… quand on a commencé, on ne peut plus s’arrêter… Et puis tellement d’erreurs de débutant… des mélanges de poissons qu’on dirait une vraie bouillabaisse, des plantes de tous les continents sans aucune retenue, des écailles trop turbulentes pour un si petit volume, des paramètres qui jouent au yoyo, que des fautes d’erreur faites par précipitation et aussi un petit peu par des conseils de " vendeurs vendus " (on y reviendra dans un autre article, à ceux-là, ils perdent rien pour attendre).

Le rêve s’est imposé. Il fallait faire mieux, plus ciblé, et plus grand… En plus, j’ai l’énorme chance d’habiter à un jet de pierre (10 minutes) de chez une grande prêtresse de nos bocaux, j’ai nommé Véronique. Inutile de dire que quand j’ai vu sa splendeur en live… j’étais définitivement perdu… Mais…

« une petite photo du rêve de 720 litres, après 26 mois »

2. La réalité (partie I)

Vivre à deux c’est merveilleux, mais ça demande aussi de prendre en compte l’autre partie de la moitié… et puis, vu que mon idée était de faire les choses en grand, je pouvais quand même pas lui virer un canapé pour mettre à la place une baignoire du jour au lendemain… Quand bien même j’aurais pu, il restait quand même quelques questions à régler. Au hasard :

- quel type d’aquarium ?
- quelle population ?
- quel budget ? (purée, oui, quel budget !)
- et la dalle, hein, la dalle, elle tiendra quel poids ?
- et puis la place, hein, la place, faut la trouver quand même…
- et pis c’est pas un truc à emménager avec des copains ça, c’est lourd…

En 3 mots : c’est pas gagné ! mais enfin, bon, comme rêver ne coûte rien (ou alors à peine quelques centaines d’Euros en brochures, abonnements, livres de référence, tarifs internet…) j’ai commencé à laisser aller mon imagination… Forcément, quand j’imagine, je suis encore plus expansif que normalement… donc…

3. Trucs et astuces de motivation (l’art de la négociation dans le couple)

Il y a donc quelques dizaines de livres, de brochures, de photos qui se sont mises à pousser dans notre intérieur, comme ça, sans vraiment qu’on sache d’où elles venaient… et puis j’ai découvert les forums… Et puis, au bout de quelques mois, de discussions, de rêveries pas vraiment concrètes, il y a eu la révélation : les guides " back to nature " des discus et celui des poissons-chats… c’était presque sur le ton de la plaisanterie, quelque chose de léger qui est arrivé naturellement. D’un coup, c’est passé dans la conversation de : " si on avait un vrai grand bac, on pourrait y mettre ce genre de bestiaux… " à " quand on aura un grand bac, on y mettra… "

Ben oui, parce qu’il faut savoir que nous sommes dans une chouette villa individuelle au 1er étage en rase campagne, mais en location… et la principale retenue qui entravait sans cesse le rêve était : oui, j’aime bien l’idée, mais quand on déménagera… galère… c’est vrai que cet argument tient drôlement la route si l’on pense déménager à court terme…

Et d’un coup, on s’est dit : et puis m… on va rester là à attendre de se faire plaisir ou on va faire les choses qui nous plaisent quand on le peut ? Le rêve devenait tout de suite beaucoup plus concret…

4. Se documenter

C’est là que ça a commencé à devenir obsessionnel, docteur… j’ai acheté encore plus de livres, j’ai surfé encore plus longtemps sur des sites. Et puis, peu à peu, l’image est devenue plus précise… plus concrète… ce serait l’Amazonie… normal, non ? c’est sa majesté Discus (Symphysodon discus et S. aequifasciatus Téfé vert) qui a fait pencher la balance (signe astrologique de mon épouse…)

Donc, la population s’est mise en place dans ma tête, j’ai cherché d’une manière plus organisée vu que je savais ce que je cherchais… et on en est arrivé à une population typée amazonienne qui investit tous les niveaux du bac.

Il a encore fallu définir comment le bac serait planté et là, s’est posé la question : jusqu’où iras-tu ? Puriste géographique, local, ou maniaque obsessionnel ? Si la population d’écailles peut provenir d’une région d’Amérique du Sud, qu’en est-il de la plantation ? Vous l’avez deviné, encore des livres et des sites… Diagnostic : je suis pas si grave, j’arrête quand je veux… enfin, je crois… c’est grave, docteur ?

5. Commander et attendre…

Là encore, que de questions. Côté budget, ça va merci… mais est-ce que c’est une raison pour dilapider de l’argent ? ? ? non, hein ? et pourtant, CARPE DIEM jusqu’au bout, j’ai opté pour le neuf. Ça fait une sacrée différence. J’ai fait patiemment le tour des magasins réputés sérieux (et même quelques-uns de peu recommandables) de ma région lémanique et j’ai demandé des offres… Ca se tient toujours à quelques centaines de francs près. Je voulais obtenir ceci :

- cuve de 200x60x60
- décantation interne avec 4 compartiments
- meuble de support (qui ait l’air d’autre chose qu’un cadre métallique)
- galerie d’éclairage 2 x 58 W (pas de commentaires, j’y reviendrai plus tard)

pour l’ensemble, on partait de 1600 € et ça montait jusqu’à 4000 €. On dira que je n’ai pas pris l’offre la meilleure marché, mais celle qui correspondait le mieux à mon idée et à mes attentes…

Restait à étoffer un peu cette commande et pour cela, j’ai passé bien quelques heures dans le magasin de la Riviera Vaudoise. Nous avons longuement parlé du matériel annexe, des pompes, de la filtration, du substrat, de l’éclairage, etc… Je voulais un bac qui soit faiblement éclairé, avec en plus une eau très ambrée, afin de faire ressortir au maximum les couleurs de la faune et de la flore qui allait l’habiter. Dans cette version de base, je me suis contenté de 2 tubes de 58 W.

En principe, c’est là que je reçois les premiers jets de tomates, les grands cris indignés et tous les discours moralisateurs du style, " ça suffira pas, tu y viendras, tu vas en rajouter "… Je dis peut-être… mais on verra. J’ai aussi choisi ma plantation en fonction de ce que je voulais obtenir comme effet. Presque toutes sont des plantes peu exigeantes en matière de paramètres d’eau et surtout de lumière… J’ai un gros problème, je suis comme Thomas, il faut que je le voie ou que je le teste moi-même. Donc, à l’image de la galerie, cet aquarium est évolutif… wait and see…

J’ai donc commandé cette version de base avec tout le tintouin et j’ai même pris une semaine de vacances exprès pour le réceptionner. Après tous les efforts de négociation, de conception qu’il m’avait coûté, autant prendre le temps de bien réceptionner ce bac, non ? Commence alors le plus dur, attendre…

Ben ouais, parce qu’il faut vous dire, que les p’tits suisses, ils sont drôlement actifs en cette fin d’année 2002. On a commencé par se voir chez Momo, avec son magnifique bac asiatique orienté " paysage d’Amano " qui lui a causé quelques soucis (qui d’ailleurs ne nous regardent pas et qui sont absolument résolus, " c’étaient pas des algues de PD ", n’est-ce pas Momo ?) Et là, le Tofi, tout content, annonce la couleur. Oui, je craque, j’ai commandé, livraison le 18 novembre, ça va être super…

On se revoit encore le 16 novembre (Jour J-2) à Evian, sur l’invitation du club local faite à Véronique, qui en a profité pour emmener toute l’équipe… c’était très chouette. Ils ont vraiment de très beaux (et grands) bacs... Et là, re-belotte… ouais, plus que 2 jours, tu penses, je suis tout fou… je vais faire ci… et puis ça aussi…

6. P… de fournisseur (attendre encore un peu)

Sauf que… grosse colère le jour présumé de la livraison… J’ai commandé des déménageurs et un monte-piano sur véhicule... Parce qu’une baignoire comme ça, tu la montes pas au 1er étage en passant par l’escalier avec des potes… la livraison est prévue entre 10 et 14 heures… c’est déjà rageant de pas pouvoir être plus précis… tu bloques la journée, tu attends et les déménageurs sont prévus à partir de 15 heures… des fois que le livreur aurait un peu de retard… Du retard, en effet, il en a. A peine 3 semaines… à 13.30, ne voyant toujours rien venir, et un peu inquiet quand même, je téléphone au magasin… Et alors ?

Le Claude (le vendeur) saisit son portable et part à la pêche aux renseignements… re-téléphone : Kolosale Katastrophe ! ! ! le bac ne sera pas livré aujourd’hui, il y a un problème… appelles vite tes déménageurs pour annuler… LES BOULES ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Je vous passe le fin mot de l’histoire, ça fait partie des grandes énigmes qui ne seront jamais résolues… Mais même pas un téléphone de la part du fournisseur… Mon pauvre Claude est presque aussi malheureux que moi, mais surtout, beaucoup plus mal à l’aise… Quand une livraison est aussi planifiée que celle-là, c’est une grosse ironie du sort qu’elle capote à cause du fournisseur, qui théoriquement, est l’élément le plus sûr de la chaîne…

Donc, après une bonne semaine d’échanges téléphoniques entre Claude, le fournisseur, les déménageurs et moi, on parvient à définir une date. Ce sera le 6 décembre 2002… Dur, dur l’apprentissage de la patience… d’autant qu’entre deux, l’équipe des p’tits suisses se revoit une fois à la Chaux de Fonds, le 30 novembre avec des bacs superbes sous les yeux… plein les pupilles… ça fait mal… très mal…

7. Enfin… la réalité (partie II)

Vendredi 6 décembre, enfin… Le mardi d’avant, je suis allé chercher le matériel qui me manquait chez Claude… Il m’a encore dit combien il était désolé pour le retard… je lui ai encore dit combien moi aussi, j’étais désolé… C’est passé, la colère est partie, l’impatience se manifeste… Il est 11.00 heures et je suis de plus en plus inquiet… livraison (2ème) prévue pour 13.00 heures… Il était dit que cette fois-ci, tout fonctionnerait comme prévu. Le fournisseur m’a téléphoné 2 fois depuis hier, sans doute histoire de rattraper le coup… 13.00 téléphone : le chauffeur a de la peine à trouver la maison. Je vais le chercher au village voisin où il s’est perdu… la tension monte… 13.30 heures : le bac est livré sur palette, emballé dans un carcan de carton, de protection et de plastique. J’ai encore de la peine à y croire… pour le moment, ça n’est qu’une palette… Je n’ose pas trop y croire avant qu’il ne soit monté à l’étage…

15.00 heures : les déménageurs arrivent et je commence les photos… C’est impressionnant quand c’est organisé (et que ça marche) comme tout va vite… à peine le temps de faire quelques clichés, et ils sont déjà repartis. En gros, j’ai démonté la barrière du balcon, ouvert en grand la porte fenêtre et ils étaient déjà en train de monter le meuble… le temps que je mette en place mes plaques de sagex, la cuve était déjà en haut… J’ai dû les ralentir pour pouvoir prendre quelques clichés de plus. 15.17 heures : les déménageurs repartent, me laissant seul avec MON BAC… je l’ai devant les yeux, mais je ne réalise pas ce que je viens de recevoir…

Histoire de me calmer un petit peu (ça serait bête de casser quelque chose maintenant, non ?), je ramasse les cartons et autres plastique qui traînent autour de chez moi. Efficaces et rapides les déménageurs, mais pas doués pour la finition… ils m’ont tout laissé en plan… J’en profite pour apprécier ce moment. Je l’ai reçu, il est monté sans encombre… je peux enfin passer à la réalisation… Je vais attendre encore un peu…

8. On commence…

Vendredi 6 décembre, 18.00 heures… Ca y est, je suis plus calme… je commence donc à installer ce qui peut l’être tout de suite. Je place le matériel de filtration.

1er compartiment : flux de l’eau montant depuis le grillage d’entrée, résistance de 300 W, pas de filtration.

2ème compartiment : flux descendant avec mousse grossière et par dessus, ouate de perlon.

3ème et 4ème compartiments : petite spécialité, les deux dans un flux montant avec leur propre sortie et leur propre pompe…

pour le 3ème, j’ai une 1000 l/h qui tire à travers un sandwich composé de la manière suivante : 1 mousse bleue fine en fond, 2 kgs de support bactérien Eheim, 1 autre mousse fine et la crépine, elle-même enrobée dans une mousse filtre standard. la pompe pulse en direction de la surface, et crée un remous en diagonale sur la base de la racine…

pour le 4ème, une 3000 l/h qui tire à travers des mousses grossières. Il y a également un grillage placé à la surface. Ce compartiment est alimenté simultanément par le haut (eau de surface) et le bas (cheminement complet à travers la décante). Là, il s’agit d’un vrai courant qui longe la vitre arrière, à environ 15 cm sous la surface. Pour le moment, afin de ne pas trop secouer les jeunes plantes, il est légèrement dévié par un coude articulé sur la vitre arrière afin de le casser un peu. Une fois les plantes bien arrimées, j’enlèverai ce coude pour garder le courant qui viendra se disperser sur les grands echinos le long de la vitre.

Petite pause de combat jusqu’au lendemain matin…

9. Aménagement et mise en eau partielle…

Il y a des soirées plus difficiles que d’autres… et elles ont souvent tendance à se produire quand tu as un gros programme le lendemain, non ? Enfin, bref. Tout motivé, je me suis levé assez tôt parce que j’avais rêvé d’aquarium toute ma (courte) nuit… D’abord, remplir le fond avec le sable noir… une première couche de 40 kgs, je brasse pour égaliser un peu le niveau… je saupoudre soigneusement avec le Duplaroot les zones où vont se trouver mes verdures

2ème couche de 40 kgs de sable noir, 2ème couche de Duplaroot, toujours selon mon plan de verdure et finalement 3ème couche de sable que je module en relief. Faudra voir ce que ça donne avec les éléments du décor…

Le décor, parlons-en… J’ai mis du temps, mais j’ai trouvé. 2 superbes morceaux (des vrais, pas des petits cubes ridicules) de bois pétrifié que j’ai soutiré sans aucun scrupule dans un bac d’expo d’un vrai bon magasin de Lausanne… le patron était un peu réticent, mais depuis le temps que je lui fais faire du chiffre, on a pu trouver un terrain d’entente… Placés en grotte sur la gauche du bac, pour mes futurs apistos… ça fera un territoire génial (j’espère qu’ils seront du même avis).

Et puis bien sûr, la racine… Est-ce qu’à partir d’une certaine taille, on ne doit pas plutôt parler de tronc ? Je la voulais énorme, pour constituer la pièce principale du décor, et pour servir d’abris à mes ventouses (je vous en parlerai plus tard…). J’ai mis presque autant de temps à la trouver que mes blocs de bois pétrifié… mais le résultat est là : énorme, mais aérienne, pleine de finesse malgré tout grâce à ses petites ramifications verticales… le pied… Elle a trempé 6 semaines dans la fontaine du voisin, complètement immergée… Est-ce que ça suffira ? Je passe dans un car-wash près de chez moi et elle y a droit : 20 minutes de douche à pression. La première eau est noire de tourbe, de résidus d’écorce et de tout un tas de petites bêtes qu’il ne vaut mieux pas nommer… Finalement, elle commence à ressortir de sa belle couleur ocre d’origine… ça va être génial…

Retour à la maison pour la mise en place… vous le croirez pas, mais c’est affreusement lourd une racine de cette taille gorgée d’eau… J’ai la plus grande peine à lui faire franchir le bord supérieur du bac et surtout de la faire descendre, à bout de bras, sans la lâcher… Excusez-moi, faut que je change de T-shirt… je suis trempé de chaud… Ok, les éléments clé de mon décor sont en place, ça prend forme… On remplit… à moitié, pour planter… 300 litres d’eau à 27°C… ben… ça suffit à vider un chauffe-eau… à peine rempli à moitié, je n’ai plus une goutte d’eau chaude… l’eau tire à 25°C. Je file chez Claude pour prendre mes plantes, qui m’attendent sagement depuis plus de 3 semaines…

10. Plantation et mise en eau complète…

Une poignée d’heures plus tard, je suis de retour avec presque toutes mes plantes… entre la date prévue et aujourd’hui, il y en a quelques-unes qui ont été un tout petit peu vendues… ça arrive, c’est pas grave… et puis de toutes façons, tous mes echinos sont là… c’est ça qui compte… le reste c’est facile à trouver… Nous avons donc :

- 2 echinodorus marti
- 2 echinodorus ozelot green
- 1 echinodorus rubin
- 10 pieds d’echino tenellus
- 3 d’hydrocotyle leucocephala

Je plante, je plante… tout est prévu… ça prend forme… purée, dépiauter 10 pieds d’echino tennellus ça vous tue son homme… c’est plein de racines fragiles et de laine à enlever… pas moyen d’aller vite, il faut être méticuleux… Arrive enfin le moment où c’est planté, et où on finit de remplir (à l’eau froide) le bac… et là, ô surprise, cette scrogneugneu de racine se mets à flotter… Un bain de 6 semaines, une douche au nettoyeur haute pression et elle me fait ce coup-là… ingrate, va… Bon, on place la galerie, les réflecteurs, on bouge un peu tout ça… et hop, coincée sous le renfort central, la racine… j’t’ai eu…

Voilà, ça ressemble à quelque chose de pas si mal… ne reste plus qu’à brancher les pompes, le chauffage, l’éclairage, enfin, la vie du bac… suspens… Je branche le tout sur deux prises multiples 5 x comme ça, moins de risques que je fasse pêter un plomb…

Je mets d’abord la lumière sur minuterie, 2-3 clignotements et magique : la lumière fut… Emotion… Fébrile, je branche maintenant le chauffage, non sans avoir vérifié qu’il est correctement sous l’eau et réglé à 29°C, clic… ça marche… tout va bien… petite vérification, l’eau est passée en 5 heures de 25 ° à 21°… normal, en remplissant la moitié à l’eau froide ! ! !

Je branche maintenant la 1000 l/h, ça crachotte un peu, ça s’amorce et c’est parti… un joli courant se crée, amenant une touche de vie dans mon bac… et maintenant, passons aux choses sérieuses… la 3000 l/h… HOLA, c’est un torrent cette histoire… et puis aussi, ça me secoue les plantes comme c’est pas permis… et voilà, un echino qui se balade… STOP. On recommence… Je replante mon echino voyageur (c’est vachement moins facile avec la rampe installée et 60 cm d’eau), j’installe un coude sur la sortie et on rebranche… c’est mieux… bien mieux… mais c’est plutôt encore le Colorado que l’Amazone… On arrange tout ça en rajoutant une mousse fine derrière la grille de surface, du coup, la pompe doit plus travailler sur l’ensemble de la décantation et moins sur l’eau de surface… pas mal, pour un débutant…

Je crois que j’ai mérité de m’arrêter un moment… coup d’œil à l’horloge… il est 17.00 heures… j’y crois pas… j’ai commencé ce matin… j’en ai même oublié de manger à midi… c’est pour ça que j’ai un coup de barre… je suis crevé… que d’émotions… allez, un petit mail à l’équipe des p’tits suisses et on sombre dans la contemplation passive… et une photo, une…

11. 1ère visite et petites corrections…

Le lendemain, je me rends compte que l’eau tire à peine à 23 °. Toute une nuit de chauffage pour gagner 2°… bon, d’accord, Claude avait raison, il faut 2 x 300 W pour chauffer une pièce pareille… je corrigerai le tir durant la semaine… en attendant, je dégarnis le 120 litres de son 100 W et même le bac à guppies de son 75 W. Là, c’est mieux, ça fait un peu soupière avec ces trois résistances qui balancent dans la flotte…

J’avais dans l’idée de polluer mon eau de départ avec quelques bébés ampullaires que j’ai toujours sous la main… ben oui, faut bien nourrir les botias du petit bac… Mais avant tout ça, il faut que je trouve un prétexte pour faire venir Véronique… ça va bien, j’ai un livre à elle… petit téléphone… Dis-donc, Véro, tu fais quoi cet après-midi ? C’est dit, elle vient l’après-midi même… c’est beau la disponibilité…

Entre autres choses, je lui explique que j’ai récupéré 2 mousses de mon petit bac pour mettre en route, ainsi qu’une partie de l’eau (une goutte dans la baignoire). Elle me propose de polluer plus vite en introduisant quelques petites écailles qui restent dans le petit bac… On discute, on argumente, on refait le monde des poissons, quoi… c’est dit, je transférerai dès aujourd’hui les 5 Paracheirodon innesi (néons bleus) et les 5 Hyphessobrycon palmeri qui me restent et dont je ne veux pas renouveler le banc… et puis aussi l’ampullaire adulte et 4 sub-adultes qui sont aussi dans le garde manger (comprenez le bac à guppies).

Dès le lundi, je remplace mon bricolage par un chauffage 300 W à l’autre extrémité et la température se stabilise. Je ne sais pas si j’ai écouté la voix de la raison ou celle que j’avais envie d’entendre, mais j’ai introduit les petits comme conseillé par Véro. C’est assez chouette de voir ces 10 petits poissons tout perdus dans cet immense volume encore mal occupé… très rapidement, ils changent complètement de comportement pour se mettre à chasser, à parader et à surfer sur le courant de la 3000 l/h… c’est trop génial…

12. la suite… La suite... c’est l’évolution du bac à 2 mois :

puis à 8 mois :

puis à 1 an :

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