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Visite du CineAqua à Paris, découvrir les coulisses de l’aquarium.

Publié par Véronique – 14 avril 2013 — 1 commentaire

visite des coulisses de l’Aquarium



Article sous licence :

CC by-nc-nd

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Cinéaqua à Paris

Ouvert en mai 2006, l’Aquarium de Paris Cinéaqua occupe 3500 m2. Pour 400 espèces et 10 000 animaux, l’exposition présente environ 4 million de litres d’eau, dont 80% d’eau de mer, dans 43 bassins.

50 personnes y travaillent. Certaines sont en contact avec le public, préparent le contenu pédagogique (écrans éducatifs), organisent et guident les visites. Le staff compte plusieurs électriciens, plombiers et spécialistes qui gèrent les côtés techniques. 7 biologistes-aquariologistes s’occupent quant à eux des poissons. Ils plongent chaque jour dans les aquariums pour les nettoyages et la maintenance y compris dans le bac des requins

Guillaume Eveillard, conservateur-biologiste nous fait visiter les lieux. L’exposition commence par des poissons d’eau douce, dans des bacs qui représentent la Seine, de sa source jusqu’à son embouchure.

Vient ensuite la description des biotopes marins, d’eau froide (Manche-Atlantique à 15°C et Méditerranée à 18°C) et d’eau salée tropicale (Polynésie française, Caraïbes, Nouvelle Calédonie 25°C). La visite se termine avec le bassin d’eau douce tropicale de Guyane française.

Les vitres des bacs ne sont pas en verre mais en Méthacrylate, mesurant jusqu’à 34 cm d’épaisseur ! La vitre du bassin du restaurant mesure 6mx7mx34cm et pèse 24 tonnes. Le Méthacrylate plus transparent que le verre permet de faire des formes variées et se ponce facilement en cas de rayures.

Le plus intéressant pour un aquariophile n’est pas visible… Il faut passer la porte et découvrir les coulisses, les salles de quarantaine, les filtres, et les km de câbles et de tuyaux… On entre dans des salles très propres, en se désinfectant les pieds dans des cuves de Virkon.

L’eau de mer est fabriquée sur place en utilisant de l’eau du réseau, elle est osmosée, déminéralisée et filtrée puis salée avec des sels synthétique. Il faut plus d’1 tonne de sel pour obtenir 30’000 litres d’eau de mer, soit 35 gr de sel par litre d’eau. Les changements d’eau se font chaque semaine, plus de 50’000 litres sont nécessaires. Le sel est livré par camion, stocké sur des palettes…l’Aquarium consomme environ 20 tonnes de sel tous les 2 mois et demi.

Tous les poissons qui arrivent à l’Aquarium passent d’abord par une période d’observation dans une salle de quarantaine, ils sont nourris et observés. Ils ne reçoivent pas de traitement systématique mais des prélèvements, frottis et analyses, permettent d’identifier d’éventuelles maladies ou des parasites et d’adapter les soins. L’eau est stérilisée par des lampes à Ultraviolets. Les Antibiotiques sont rarement utilisés mais peuvent être injectés en cas de besoin avec des seringues spéciales ou ajoutés dans la nourriture distribuée. Certains médicaments sont directement mis dans l’eau du bac de quarantaine.

La quarantaine permet aussi de bien suivre l’alimentation, les changements de nourriture étant souvent perturbants et de s’assurer qu’il n’y a pas de concurrence alimentaire trop forte. Les larves et alevins sont nourris plusieurs fois par jour et isolés pour bien se développer. Les animaux restent au minimum 1 mois en quarantaine pour s’assurer qu’ils mangent bien et ne présentent pas de pathologie.

Quarantaine eau de mer tropicale :
- 1 bassin circulaire de 10 m3
- 2 bassins circulaires de 3 m3
- 6 bacs en verre de 400 l (invertébrés)
- 6 bacs en verre de 110 l et 6 bacs de 460 l

· Quarantaine eau de mer tempérée :
- 8 bassins circulaires de 3 m3
- 4 bacs en verre de 110 l et 4 bacs de 460 l

· Quarantaine requins :
- Un bassin cylindrique 17,5 m3 (4,5 m de diamètre)

· Quarantaine eau douce tropicale :
- Un bac de 600l

· Quarantaine eau douce tempérée :
- 3 bacs de 600l

Un certain nombre d’animaux ne sont pas présentés, cela varie beaucoup en fonction des arrivages et des naissances. . Par exemple, en mai 2011 il y a
- 400 Syngnathus acus et 126 Hypselecara temporalis issus de reproduction
- 500 Monodactylus sebae qui sont en attente de transfert dans le bassin des requins
- de très nombreux coraux en réserve et en grossissement (bouturage)
- des poissons de Méditerranée en quarantaine
- des poissons pêchés en Bretagne en avril en grossissement et en quarantaine

Il peut y avoir des poissons en isolement pour des raisons sanitaires et des espèces qui sont en attente, trop jeunes ou trop petites on les nourrit spécialement, pendant quelques mois pour les faire grandir.

Une cuisine est dédiée à la préparation et au stockage de la nourriture. Une chambre froide de 18 m3, deux réfrigérateurs armoire, un congélateur armoire, des éviers permettent préparer les repas des poissons.

Les soigneurs distribuent des mélanges de filets de merlus, de moules, de crevettes, de calamars, de maquereaux décongelés et de vitamines. Les aliments sont décongelés dans des frigos, le jus de fusion issus de la décongélation est récupéré en dessous et jeté.

Les proies vivantes (artémia et rotifères) sont enrichies de lipides pour les alevins et les jeunes. Les aliments des requins (filets de melus, maquereaux) sont supplémentés par des vitamines et de l’iode. Les poissons adultes présentés au public ne mangent pas tous les jours mais 3 ou 4 fois par semaine

Des rotifères et artémias nécessaires à l’alimentation des larves et jeunes poissons sont élevés sur place.…1 tonne de nourriture est distribuée chaque mois !

La distribution de nourriture aux requins se fait à la main, un poisson après l’autre, ce qui permet aux biologistes de contrôler visuellement chaque animal. Ils viennent prendre les morceaux de poissons tranquillement, tenus au bout d’une perche et farcis de vitamines et de comprimés d’iode.

Une salle est réservée au labo d’analyse chimique. Cette même pièce sert aussi de laboratoire vétérinaire (équipé d’un microscope) où sont stockés les tests d’eau, les médicaments nécessaires, les produits d’analyse, Ph-mètre, conductimètre, réfractomètre, Parr-mètre, oxymètre, redoxmètre... La température et la salinité sont relevées quotidiennement, Le KH et pH sont contrôlés 1 fois par semaine, les Nitrates une fois par mois.

L’osmoseur permet d’utiliser l’eau de conduite de Paris. L’eau passe dans un filtre à charbon à travers un adoucisseur puis dans l’osmoseur. La production est de 30m3 par jour d’eau à 2 Microsiemens

Le bac phare du Cinéaqua est le bac des requins. Avec 3 millions de litres, il est le plus grand de France. La température de l’eau est refroidie par un groupe froid, pour ne pas dépasser 24°C.

Il abrite 25 requins de diverses espèces, les plus grands atteignent 2,50 m et quatre grandes raies guitares. Ils sont nourris un par un, 3 fois par semaine, 20kg chaque fois, avec des filets de merlus, des maquereaux et des calamars. Les vitamines et des compléments d’iode sont ajoutés pour éviter les carences

Ce bac est filtré en circuit fermé par 8 gros filtres à sable ( 8m3 chacun) montés en parallèle, nettoyés chaque semaine ; tout le volume est filtré en 90mn. L’eau est purifiée par ozone et écumage, 5 gros écumeurs et des lampes UV.

bruit et chaleur...

Suite à une longue période sans changements d’eau suffisants, les taux de Nitrates étaient montés à 350 mg/L. Afin d’éviter ce problème, l’aquarium a installé 5 dénitrateurs sur souffre (chaque colonne de 1000 L ) qui permettront de garder les taux de nitrate à des valeurs inférieures à 100 mg/L.

Le bassin de Nouvelle Calédonie fait 270 m3, il abrite environ 400 poissons ; L’eau est maintenue à 25°C grâce à un refroidisseur et filtré mécaniquement par un filtre à sable et purifié par un gros écumeur. Les poissons sont nourris chaque jour avec un mélange de calamars, de moules, grosses crevettes.

Le bac coralien contient environ 40’000 litres d’eau tempérée, il est filtré entièrement 1 fois par heure. Les poissons sont ceux qu’on trouve dans les eaux autour de Tahiti. L’éclairage est assuré par 4 lampes de 2000W et 10 HQI de 400W.Il est fermé par un filet pour éviter que des poissons sautent… La plupart des coraux présentés ont grandi dans le bac et sont bouturés sur place, Il n’y a pas de prélèvement dans la nature.

Les coraux sont bouturés dans une salle dédiée, dans des bacs très éclairés et bien brassés qui contiennent environ 3000 litres. La filtration et l’écumage sont communs. Chaque bac de 400L est éclairé par une lampe HQI de 400W et 2 grosses pompes Tunze y assurent le brassage.

Des km de tuyaux apportent l’eau aux aquariums.

Un groupe froid très volumineux permet de maintenir des températures en dessous de 26°C,

filtration en dessous des bacs d’eau froide de l’entrée

La filtration de ces bacs est unique : toute l’eau tombe par gravité dans un bac tampon de 5m3. Quatre pompes de 13,5 m3/h acheminent l’eau vers deux filtres à sable. Une partie retourne directement au bassin soit environ 35,6 m3/h. L’autre partie retourne au bac tampon via une dérivation par l’échangeur thermique (La température est à 17 °C) et un passage par le biofiltre équipé de 2 m3 de bioballes. Des pompes de brassage individuelles complètent l’équipement. 3 pompes de circulation de 28 m3/h assurent le brassage des aquariums.

A l’entrée, 5 bacs représentent les zones successives d’une rivière habités par des poissons de la Seine. Les changements d’eau sont réguliers mais ne représentent que 10% par mois. L’eau est refroidie et bien brassée pour convenir à des poissons qui aiment le courant et ont besoin d’une bonne oxygénation. Le bassin-cascade fait 3m3 : on y voit plus de 200 vairons.

Un autre bac de 4m3 recueille des barbeaux, des chevaines ainsi qu’une cinquantaine de gardons. Le bac suivant propose une vingtaine de goujons, des bouvières et quelques poissons rouges. Dans un autre bac de 7m3 on découvre un brochet, une dizaine de Black-bass (Micropterus salmoides) et 15 perches (Perca fluviatilis).

Un grand bassin de 37m3 héberge 8 esturgeons, une vingtaine de Brèmes, 50 rotengles, 5 poissons rouges, 15 gardons, quelques tanches. L’éclairage est assuré par des HQI de 150 W et 400W

Le bassin de la cafétéria consacré aux poissons de Guyane représente une rivière de la forêt tropicale d’Amérique du Sud. Son volume est de 28 000 litres. L’eau descend par gravité vers un biofiltre contenant 2 m3 de bioballes puis vers un bac tampon de 5,5 m3. L’eau est ensuite reprise par 2 pompes de 14 m3/h et acheminée vers un filtre à sable. Une partie de l’eau retourne au biofiltre avec une dérivation par l’échangeur thermique et l’autre partie retourne au bassin d’exposition.

Ce bac amazonien est rempli d’eau osmosée, chauffée à 25 °C. La conductivité est inférieure à 200 µS et son pH : 7,8 ! il est éclairé par 6 HQI de 400W. Il n’y a aucune plante aquatique à cause des poissons herbivores (Les plantes sont au-dessus de l’eau)

Ce bac présente un mélange de Cichlidés et de Tétras et de nombreux Loricariidés. On peut y admirer divers Aequidens, plus de 20 Corydoras julii, une paire de Chilodus, 400 Hyphessobrycon, 7 Krobia, plusieurs Loricariidés : un trio de L14, un trio de L172, 8 L31, 2 couples de L263, 8 L18, une dizaine d’Ancistrus sp.)

Une quinzaine de Leporinus, environ 40 Metynnis divers une dizaine de Scalaires, 7 gros Gibbiceps, près de 20 Peckoltia, un couple de Satanoperca jurupari ,un trio de Retroculus, 6 Mesonauta.

Un bassin-caresse de 20m2 présente 18 grosses carpes, très apprivoisées, qui se laissent toucher. On y voit aussi des Ides et des poissons rouges. Ils sont nourris 3 fois par jour pour la plus grande joie du public et des enfants qui mettent les mains dans l’eau et les caressent.

Le système de filtration est utilisé uniquement pour ce bassin qui ne comporte pas de bac tampon. Une pompe de 24 m3/h assure la circulation de l’eau à travers les deux filtres à sable, un stérilisateur UV, l’échangeur thermique. Le brassage complémentaire est assuré par deux pompes. La température est maintenue à 20,°le pH à 8,2

Il y a des fiches de suivi pour tous les poissons, sexe, origine, âge, reproduction, soins…, tout est noté ; Les biologistes conservent les relevés des paramètres des aquariums.

on y voit même un poulpe...

La visite de l’aquarium est instructive et les heures passées dans les coulisses ont été véritablement passionnantes.

Merci aux biologistes qui nous ont guidés et ont répondu à nos nombreuses questions

Voir de nombreuses autres photos sur le site de Ph.Capdeveille. http://capdevielle-photographe.fr/cineaqua/index.html

1 commentaire

  1. Le 5 décembre 2015 à 10:52, par Pierre

    Bravo pour ce post qui m’a interpellé

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