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Tateurndina Ocellicauda

Rédigé par Samuelguy - Publié par Véronique – 16 juin 2009

Je vous fait partager mon experience sur les Tateurndina



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un mâle

Famille : Eleotridés

Genre : Tateurndina

Espèce : Ocellicauda

Nom commun :Dormeur a la queue ocellée

Origine :la Nouvelle-Guinée et la Papouasie.

Description : Le Tateurndina ocellicauda est à dominance bleutée avec des petites taches rouges le long du corps. Les nageoires dorsales, caudales et anales sont bordées d’un liseré jaune. Toutes fois, il arrive que certaines femelles Tateurndina aient en plus, un liseré noir sur les nageoires.

Femelle aux liserés noirs

Taille : A l’age adulte, les Tateurndina mesurent près de 4cm. La croissance étant relativement lente.

Habitat : Il vit principalement dans les fleuves et étangs, proche de petites cavités où il aime se reproduire.

Maintenance : Il est relativement facile de maintenance et n’est pas très exigeant en matière de paramètres. En effet, il se plait dans une eau de PH 6 à 7,5, de dureté moyenne (ne dépassant pas 15) La température, elle devra osciller entre 24 et 27°. Le Tateurndina supporte très mal les hausses de température. Un bac de 50L convient pour une maintenance spécifique.

Comportement :

- intraspecifique : Bonne. Quelques intercations peuvent survenir entre plusieurs mâles pour courtiser une femelle mais rien de bien méchant.

- interspecifique :c’est un hôte très pacifique.

Nourriture : ils sont omnivores et Ils mangent tout ce que l’on peut trouver dans un rayon animalerie : les paillettes, en passant par les surgelés divers (vers de vases, cyclops, artémia, etc.) et du vivant comme les larves de moustiques et daphnies. Ces deux dernières nourritures citées sont faciles d’élevage dans son jardin ou sur sa terrasse en été. La nourriture vivante aura pour effet de favoriser la reproduction.

Sa repro en photo : tout d’abord, il vous faut un tube type pvc d’un cm de diamètre dans le bac communautaire.

instinctivement, le couple va s ’y accoupler le mâle, signe distinctif, une grosse bosse a l’avant est un peu plus grand que la femelle.

un mâle

la femelle : un ventre bien rebondi.

la femelle

la ponte peut durer toute la nuit. une fois les ébats terminés, le mâle chasse la femelle et il va ventiler seul les œufs durant 3 à 5 jours.

pour récupérer le maximum de petits, il suffit d’enlever le tube avec le mâle et le mettre dans un 20l, pas de filtration ; une fois les petits éclos, enlever le mâle des que la nage libre commence voire même un peu avant si possible..il se peut que le père mange sa progéniture.

la croissance est relativement lente..de la patience !

L’article complet : Paru dans Aquarium magazine n° 226. Étant l’auteur, j’en fais profiter qui je veux ...

Le Tateurndina Ocellicauda

Un petit arc-en-ciel !

Le Tateurndina ocellicauda, dit le dormeur à la queue ocellée, est souvent confondu avec un killie ou même un gobie. Mais il n’en est rien ! De par son comportement et ses couleurs chatoyantes, il attire de plus en plus d’aquariophiles, victime du coup de cœur, au hasard d’un rayon aquariophile. On le surnomme aussi “tateu” pour les intimes, c’est bien plus facile à retenir !

Quelques descriptions :

Pourquoi certains d’entre nous le confondent- il avec d’autres espèces ? D’une part, pour son patron de coloration. En effet, à regarder de loin, il est aussi coloré qu’un killie. Mais la forme de ses nageoires, la caudale en particulier , nous montre une première différence. Il ressemble à un gobie dit-on. Oui, c’est vrai ! Mais il a les pelviennes séparées, ce qui ne fait pas de lui un poisson de la famille des gobidae. Mais alors qu’est ce qui est-il ? Le Tateurndina ocellicauda appartient à la famille des Eléotridés. Il vit principalement dans les fleuves et étangs de la Nouvelle-Guinée et la Papouasie. Le Tateurndina ocellicauda est à dominance bleutée avec des petites taches rouges le long du corps. Les nageoires dorsales, caudales et anales sont bordées d’un liseré jaune. Toutefois, il arrive que certaines femelles tateurndina aient en plus, un liseré noir sur les nageoires. Ce serait la souche la plus recherchée. Ceux qui sont en provenance d’Allemagne ont généralement cette différence. Il est relativement facile de maintenance et n’est pas très exigeant en matière de paramètres. En effet, il se plait dans une eau de PH 6 à 7,5, de dureté moyenne (ne dépassant pas 15) Quant à la température, elle devra osciller entre 24 et 27°. Le tateurndina supporte très mal les hausses de chaleur. Il n’est pas rare d’avoir une hécatombe dans un bac si la température reste a 30° et au-delà, durant plusieurs semaines durant la période estivale. Son espérance de vie s’étend à 5 ans.

Malgrés sa petite taille, ce poisson grégaire a son petit caractère. En effet, le mâle en particulier, n’hésitera pas à dresser ses nageoires pour montrer sa supériorité sur le reste du groupe. Il se peut que certaines nageoires soient déchirées après quelques explications viriles, mais rien de bien grave en soi.

Offrir Le bac idéal :

Bien qu’il puisse se contenter d’un petit bac spécifique de 50L, pourquoi ne pas faire un grand bac de type biotope Nouvelle-Guinée ? On peut aisément mélanger dans un 250 L, 2 trios de Tateurndina ocellicauda, un groupe d’Iriatherina werneri , un groupe de Popondetta Furcata, et un petit banc de Melanotaenia boesmani ou praecox. Attention au nombre toute fois pour éviter la surpopulation. Le bac devra être bien planté afin d’assurer le maximum de cachettes. Quelques racines agrémenteront le décor, avec de la fougère de Sumatra ou Anubia barteri nana fixé dessus par exemple. Le tout est d’avoir des petites cavités afin de permettre aux Tateurndina de se reproduire.

Une reproduction aisée a la portée de tous :

Les Tateurndina ocellicauda se reproduisent très facilement. Le dimorphisme sexuel est assez simple à observer. Le mâle a une bosse sur la tête qui grossit avec l’âge. Quant à la femelle, plus petite, elle présente généralement un ventre gravide bien jaune, surtout lorsqu’elle est prête à pondre ! Un grand changement d’eau ou un changement de bac peut provoquer la ponte. En effet, il n’est pas rare de voir les parents parader et se reproduire à peine arrivés dans leur nouvel environnement !

Il y a deux méthodes possible pour réussir sa reproduction. En premier, le bac spécifique. Rappelons que le tateu est un pondeur sur substrat caché. Il faut donc lui aménager de plusieurs tubes en pvc noir (sa couleur préférentielle) d’à peine un cm de diamètre. Le tout, c’est qu’il faut que le couple puisse y loger à deux lors de l’ébat amoureux. Tout autres décors est superflu. Néanmoins, on veillera à mettre du riccia fluitans et de la mousse de java afin de fournir aux alevins les premiers infusoires. C’est un petit plus. Une racine avec de longs creux peut tout autant faire l’affaire.

Après une longue parade nuptiale, Madame accepte enfin les avances du mâle qui a arboré ses plus belles couleurs et déployé ses nageoires au maximum. Elle va suivre le mâle dans le tube. Une longue étreinte s’en suit. La femelle déposera les œufs partout dans le tube. Le mâle les fécondera par la suite. Une fois la ponte terminée, la femelle est chassée. Pour elle, c’est terminé, le mâle assurera seule la défense de sa progéniture. La garde des œufs va durer une semaine environ. Le rôle du mâle se limitera à ventiler les œufs et à repousser d’éventuels prédateurs. Une fois la nage libre atteinte, le père abandonne complètement ses petits. Ils devront se débrouiller seuls. Il n’est pas rare d’avoir un père qui dévore ses œufs avant la nage libre. Dans un bac communautaire ou spécifique, il n’est pas dit que les alevins échappent a la prédation si le bac n’est pas densément planté, avec beaucoup de plantes flottantes et autres plantes très touffues.

D’où la deuxième méthode ! On laisse les parents dans le communautaire. Une fois la ponte terminée, on enlève le tube avec le mâle. Ne vous inquiétez pas, il ne quittera pas son poste ! Même hors de l’eau ! Puis vous le transvasez dans un bac nu de 20 L avec l’eau du communautaire, chauffage et petit filtre. Trois jours après la ponte, vous retirez le mâle. Même si les œufs n’ont pas encore éclos. Cela évitera que le mâle se fasse un petit repas à base de caviar. Et... attendre tranquillement l’éclosion. 72h après l’éclosion, leur sac vitalin sera résorbé. On peut commencer à les nourrir. Pour nourrir les petits, des paillettes finement écrasées, de la poudre à alevins et infusoires suffisent. Personnellement, j’utilise aussi de la nourriture liquide que l’on trouve au rayon d’aquariophilie récifale Malgrés tout un apport en nauplies d’artemia ou d’anguillules au vinaigre est du meilleur effet sur leur croissance. À savoir aussi que la taille du bac est très limitante. Leur croissance n’étant pas rapide, ils feront difficilement plus de 2 cm dans un volume de 20l à l’age de 6 mois. Préférez un aquarium d’une cinquantaine de litres. Leur patron de couleur commence à être visible vers les 3 mois et a 6 mois, ils seront à leur tour, mature sexuellement.

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