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Réserves marines : un repeuplement local inattendu de poissons de récifs coralliens

Publié par Julien – 26 novembre 2007

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Réserves marines : un repeuplement local inattendu de poissons de récifs coralliens

L’échelle spatiale à laquelle les larves de poissons marins vont se disperser dans les océans est une donnée essentielle pour pouvoir concevoir de façon optimale une aire marine protégée (AMP).

On compte actuellement près de 1 000 AMP dans le monde. Si ces réserves permettent de protéger la biodiversité et d’assurer une gestion de la pêche à l’intérieur de leurs limites, l’effet bénéfique d’accroissement des populations se fait également sentir à l’extérieur. Jusqu’à présent, la phase larvaire des poissons marins était considérée comme une phase de dispersion dans les océans. L’absence de connaissances précises quant à la distance sur laquelle s’effectuait cette dispersion rendait difficile la mise en place d’une gestion spatialisée des ressources marines, notamment en terme de taille et d’espacement des AMP.

La découverte d’une équipe de chercheurs composée d’américains, d’australiens et de Serge Planes du Centre de Biologie et d’Ecologie Tropicale et Méditerranéenne (CNRS / Université de Perpignan / Ecole Pratique des Hautes Etudes) vient remettre en cause ce concept. Leur travail montre en effet que près de 60% des larves d’une cohorte revient coloniser les récifs dont ils sont issus. L’objet de l’étude porte sur des populations de deux espèces marines (poissons clowns, Amphiprion percula et poissons-papillons vagabonds, Chaetodon vagabundus) occupant une partie du récif corallien entourant l’île de Kimbe, petite île de Papouasie-Nouvelle-Guinée récemment reconnue comme AMP. Si ce phénomène de homing, totalement inédit pour les larves de poissons, se généralise à d’autres espèces, les chercheurs suggèrent, propositions à l’appui, qu’il serait important de revoir les concepts de mise en place des AMP en intégrant ce processus biologique dans les stratégies de conservation des espèces.

Source : www.cnrs.fr. Publié le 3 juillet 2007.

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