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Les habitants d’un bac planté

Rédigé par Crono, Cuong, kirua, Kookaburra, Mellonman, Philippe2 - Publié par Kookaburra – 15 avril 2007 — 1 commentaire

La faune des bacs plantés. Quels poissons , invertébrés , escargots, crevettes.... intégrer dans un jardin aquatique. Comment les choisir et les associer



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Un banc de Hyphessobrycon eques parcourant une superbe plantation, quel spectacle ! (photo www.Codai-aquabird.com.vn)

6.1 - Les poissons

6.1.1 - Petits poissons de bancs

Certainement les plus célèbres et les plus fréquents dans nos aquariums à l’heure actuelle : les Characidés !

Ils vivent dans les eaux douces et tropicales, cette famille compte aujourd’hui plus de 1300 espèces dont la majorité est rencontrée en Amérique du Sud. La plupart des espèces maintenues en aquarium sont des poissons grégaires qui, dans la nature, vivent dans des marécages peu profonds et envahis par un foisonnement de plantes aquatiques et palustres. Dans ces ruisseaux, l’eau y est très douce, avec un pH acide, et est renouvelée périodiquement par les pluies tropicales.

Ainsi, les caractéristiques de l’eau dans le milieu naturel de ces poissons sont souvent les mêmes que celles retrouvées dans nos bacs, et les phénomènes de renouvellement d’eau sont reproduits par nos importants changements d’eau fréquents (la plupart du temps hebdomadaires), ce qui fait des Characidés des poissons que l’on pourrait qualifier d’ « idéaux » pour nos jardins aquatiques.

Parmi toutes les espèces de cette famille, on retrouve le célèbrissime et magnifique : Paracheirodon axelrodi ou "néon cardinalis".

Groupe de "cardinalis" évoluant au milieu d’une plantation dense (photo www.winternet.com)

Avec son très proche cousin, le Paracheirodon innesi, qui présente une bande bleue et rouge plus petite que le "cardinalis", ce qui fait de lui un poisson moins éclatant mais tout aussi populaire. Très recherché par les débutants étant donné sa maintenance plus aisée que celle du "cardinalis" dont l’acclimatation est parfois délicate.

Paracheirodon innesi (photo www.winternet.com)

Egalement très connu, Hemigrammus bleheri ("nez rouges"), qui se déplace toujours en bancs compacts contrairement au "cardinalis" qui a la fâcheuse habitude de toujours s’éparpiller dans les quatre coins du bac. La coloration du corps de H. bleheri peut parfois tendre au vert dans les bacs très plantés mais faiblement éclairés.

Hemigrammus bleheri (photo www.aquadigital.net)

Enfin, voici une liste non exhaustive des espèces les plus fréquemment rencontrées dans nos aquariums densément plantés :

Il en existe beaucoup d’autres : Hemigrammus acellifer, Hyphessobrycon bifasciatus, Megalamphodus sweglesi, Moenkhausia oligolepsis, Nematobrycon palmeri, Pristella axillaris, etc…

(photos www.animal-world.com / www.britannica.com / www.zoohaussenti.ch)


Place maintenant aux Cyprinidés, deuxième grande famille de poissons que l’on retrouve de plus en plus en aquariums plantés, elle regroupe environ 2000 espèces de poissons d’eau douce, de petites tailles pour la plupart. Ils sont répartis sur l’ensemble du globe à l’exception de l’Amérique du Sud, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de Madagascar et de l’Islande. Certains d’entre eux sont très utilisés pour des bacs typés Amano ou asiatiques, dans lesquels ils se fondent parfaitement.

On aperçoit ici un groupe de Rasbora heteromorpha... (photo Takashi Amano)

Enfin, ceux que l’on rencontre le plus souvent sont sans doute ceux-ci :

Rasbora borapetensis, Rasbora pociperforata, Rasboroides vaterifloris, Tanichthys, etc…

(photos www.waroom.ru / www.anna.kontu.fi)

Enfin, quelques autres petits poissons, certes moins fréquents, mais qui trouvent aisément place dans nos aquariums, comme par exemple Nannobrycon unifasciatus, Nannostomus beckfordi, Nannostomus trifasciatus (trois sortes de poissons-crayon). On retrouve parfois les poissons hachettes (Carnegiella strigata, Gasteropelecus maculatus, etc…) comme par exemple dans ce bac de Takashi Amano :

(photo Takashi Amano)


6.1.2 - Les autres poissons

Dans les bacs plus spacieux et bien aménagés, on retrouve parfois de grands Cichlidés tels que le célèbre Pterophyllum scalare, et même Pterophyllum altum, qui nous fait immédiatement rappeler le magnifique (le mot est trop faible) bac de "eyoyo" :

L’effet d’un banc de P. altum dans un grand bac planté est spectaculaire ! (photo eyoyo)

Hélas, ce majestueux poisson n’est pas à la portée de tout le monde, ceci est dû au fait que son acquisition demeure encore assez difficile et qu’il nécessite un bac très spacieux et bien aménagé pour pouvoir s’épanouir pleinement (ici le bac de "eyoyo" fait 1200 litres avec une hauteur de façade de 80 cm). Pour plus d’informations sur les bacs à la fois simples et époustouflants de "eyoyo", n’hésitez pas à visiter son site web.

Enfin, moins fréquents, quelques poissons de la famille des Osphronémidés : Trichogaster leerii (gourami perlé), Colisa de toutes sortes, souvent destinés à des aquariums à tendance asiatique.

Groupe de Trichogaster leerii (photo jeffrey senske)

Pour terminer, dernière catégorie de poissons, de plus en plus populaires dans nos aquariums à cause de la curiosité et de la passion qu’ils suscitent de la part des aquariophiles : les "cichlidés nains". Ils n’ont pas de rôles décoratifs proprement dit, mais ils sont trop mignons et s’entendent plutôt bien avec nos petits poissons (Characidés, Cyprinidés, etc…), on pourra citer par exemple : Papiliochromis ramirezi, Cleithacara maronii, Laetacara dorsigera, Apistogramma de toutes sortes, etc…


6.1.3 - Les poissons "utiles"

Lorsqu’on parle de poissons « utiles », on fait allusion aux poissons qui épaulent l’aquariophile « hollandais » en régulant la croissance des algues par leur consommation. Pour éviter que certains pensent avoir trouvé la solution miracle contre les algues, il est bon de préciser que la plupart de ces poissons n’en consomment qu’une faible quantité et seulement les algues filamenteuses et les algues incrustantes.

Ainsi, rien ne remplacera un équilibre sain et contrôlé de l’aquarium, assurant une bonne croissance des plantes et une population restreinte d’algues.

Parmi ces poissons, on peut citer les Otocinclus, se nourrissant essentiellement d’algues vertes. Il est préférable de les maintenir en groupe dans un volume d’au moins 100 litres.

Ici un Otocinclus affinis (photo Crono)

On peut dire que l’Otocinclus est le seul Loricariidés adepte des algues vertes et adapté à nos jardins aquatiques. Ne vous aventurez surtout pas à introduire des poissons comme Hypancistrus zebra, par exemple, qui nécessitent des bacs spécifiques. Les Ancistrus sont également déconseillés car contrairement à ce que l’on pense, ce Loricariidé est plus friand des plantes que des algues, qu’il consomme s’il n’a rien d’autre à se mettre sous la dent.

Un autre grand consommateur d’algues : le Crossocheilus siamensis ; en effet, ce poisson asiatique ayant une espérance de vie supérieure à 10 ans, consomme pas mal d’algues et également quelques algues noires en pinceaux pour les jeunes spécimens. Son comportement est paisible envers les autres poissons du bac, son seul inconvénient serait peut-être sa taille (entre 10-14 cm), donc un bac assez spacieux est préférable pour maintenir un petit groupe sinon votre aquarium ressemblera plus à un bac de vente qu’à un jardin aquatique.

Attention également à bien faire la différence avec Epalzeorynchus kallopterus, souvent confondu avec Crossocheilus siamensis par les néophytes.

Crossocheilus siamensis (photo www.aqua-flore.com)

Enfin la plupart des Poeciliidés aiment consommer des algues vertes de temps en temps, les plus populaires dans nos aquariums sont certainement l’incontournable "Guppy" ainsi que le Xiphophorus maculatus.

Pour terminer, le choix de tel ou tel poisson doit faire l’objet d’une sérieuse réflexion, en fonction de la population déjà présente dans le bac ou de la future population envisagée, pour obtenir au final un bac homogène, agréable à contempler et inutile de préciser que des poissons comme les "Plecos", "Oscar" ou "Frontosa" n’ont rien à faire dans nos aquariums.


6.2 - Les invertébrés

Les invertébrés sont souvent présents en grande quantité dans nos bacs densément plantés, d’une part grâce à leur discrétion et leur sociabilité envers les autres habitants du bac, et d’autre part grâce à leur redoutable efficacité contre les algues vertes. Ils mangent également les restes de nourriture, les déchets, feuilles mortes ou pourrissantes, les cadavres de poissons, etc…

On distingue parmi les invertébrés : les escargots, souvent introduit inévitablement en même temps que les plantes et les crevettes de plus en plus répandues dans nos aquariums.


6.2.1 - Les escargots

Trop souvent associés à des parasites par les débutants, les escargots sont pourtant des alliés utiles, nécessaires et souvent gratuits de l’aquariophile. On pourra en effet les qualifier de parasites s’ils sont présents en trop grande quantité, ce qui traduit le plus souvent un déséquilibre dans le bac dû à un excès de nourriture, matière organique, etc…

Tout d’abord, parmi les escargots introduits en même temps que les plantes, le planorbe fait partie de ceux que l’on retrouve à tous les coups, ils sont essentiels afin de garder une bonne hygiène globale du bac.

Planorbes (photo venant du site de Véronique Ivanov)

Ensuite, les malais ou mélanoïdes, eux aussi très souvent introduits en même temps que les plantes. Certainement les plus discrets, ils se cachent dans le sol du bac la journée, ce qui contribue à une bonne aération de ce dernier, et sortent la nuit pour manger les algues ou restes de nourriture. Ils sont donc très utiles et ne doivent pas être supprimés, en outre, si on en voit quelques uns monter à la surface en pleine journée, cela traduit un manque d’oxygène ou un excès de pollution dans l’aquarium, donc danger !

Mélanoïde (photo venant du site de Véronique Ivanov)

Les physes, également très utiles, ce sont de bons mangeurs d’algues et de déchets, et ne s’attaquent pas aux plantes. Leur coquille s’enroule dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

Enfin, les limnées, souvent confondus avec les physes, leur coquille s’enroule dans le sens des aiguilles d’une montre. Ils se nourrissent également d’algues, de déchets mais consomment également des plantes.

A gauche un physe, et à droite un limnée (photo venant du site de Véronique Ivanov)

Maintenant, les autres escargots, ces derniers sont introduits volontairement dans l’aquarium et ont la même efficacité que ceux introduits involontairement, les différences résident dans la taille et le prix. Parmi les plus connus, les Neritina natalensis et les Ampullaires.

Tout d’abord les Neritina natalensis possèdent une coquille très originale, brune et parcourue de zébrures noires. Ils mangent surtout les algues incrustantes vertes et ne touchent pas aux plantes. Leur reproduction est apparemment encore inconnue en aquarium, bien que certains aquariophiles parviennent à obtenir des pontes, personnes n’a encore réussi à les faire éclore. Ils pondent généralement sur des racines, les œufs sont très durs, non consommés par les poissons et très difficile à retirer, ils disparaissent en quelques mois, ce qui est plutôt disgracieux pour nos bacs plantés.

Les Neritina présentent des zébrures très diversifiées (photo www.interaquaristik.de)

Enfin, les Ampullaires, ce sont de gros escargots jaunes, rouges, oranges ou bruns. Ils se nourrissent essentiellement d’algues et de déchets, font disparaître les cadavres de poissons mais sont aussi de gros pollueurs. Il faut faire également faire attention car si cet escargot meurt dans l’aquarium, sa décomposition peut être toxique, il faudra donc le retirer rapidement.

Par contre s’ils restent immobiles pendant plusieurs jours, voire quelques semaines, à moitié enterré au fond de l’aquarium, l’opercule bien fermée, il ne faut pas s’affoler inutilement, ces escargots ont parfois besoin d’hiberner, périodes pendant lesquelles il ne faut pas les déranger en les sortant du bac.

Pour en terminer, ce sont des escargots très intéressants à observer, notamment lorsqu’ils montent à la surface pour respirer à l’aide d’une trompe qu’ils déploient, lorsqu’ils se jettent du haut d’une plante ou encore quand ils "se tapent des sprints" sur la vitre frontale, en bref, très sympathique !

Un ampullaire (photo www.applesnail.net)

Par contre il faut éviter d’introduire, avec les escargots, des poissons du style Botia macracantha qui sont réputés pour manger les escargots, or ce sont des poissons réservés à de grand volume étant donné la taille qu’ils atteignent une fois adulte. Eviter également d’introduire les crabes ou crevettes munis de pinces qui mangent également les escargots. Eviter aussi les produits anti-escargots du commerce souvent à base de cuivre, que les invertébrés craignent particulièrement, ils créent souvent des déséquilibres importants dans le bac, déséquilibres qui peuvent indirectement atteindre nos chers poissons.

Pour plus d’informations sur les escargots, n’hésitez pas à visiter le site de Véronique.


6.2.2 - Les crevettes

De plus en plus répandues dans nos jardins aquatiques, grâce notamment au phénomène Takashi Amano qui utilise la Caridina japonica dans toutes ses réalisations depuis le début des années 80. Les crevettes sont très souvent sollicitées dans nos aquariums pour leurs propriétés herbivores, mais également parce qu’elles peuvent peupler de petits volumes. En raison de leur petite taille, les crevettes n’ont de réels effets sur les algues que si elles sont introduites en grandes quantités, à tel point que Takashi Amano applique un ratio de 50 Caridina japonica pour 100 litres (en plus de 20 Otocinclus) dès le démarrage de ses bacs.

Déjà cité précédemment, la Caridina japonica, plus connue sous le nom d’Amano Shrimp dans les pays anglophones, est sans doute la crevette la plus sollicitée dans les bacs plantés. Sa reproduction, délicate, nécessite un passage des larves (zoés) en eau salée.

Une Caridina japonica en plein repas (photo Run)

Il existe d’autres crevettes de plus en plus diffusées ces dernières années, comme par exemple : les "red cherry", "bumble bee", "crystal red", Caridina simoni, Caridina sp. ’Tiger’... Par contre ces dernières peuvent se reproduire plus ou moins facilement en eau douce.

Une belle photo de Neocaridina denticulata sinensis (Photo PixelManiac)

Tout comme pour les escargots, les traitements à base de cuivre sont à éviter absolument avec les crevettes sous peine de les voir succomber.

Plus d’informations à propos des crevettes :
- Forum spécialisé sur les crevettes d’eau douce.

(photo www.Codai-aquabird.com.vn)

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©Crono, Cuong, kirua, Kookaburra, Mellonman, Philippe2

1 commentaire

  1. Le 20 juin 2007 à 22:58

    Pour les ampullaires, éviter les gibbiceps ; il les gobe !

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