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Corydoras,1 : un genre à (re)découvrir

Rédigé par Manon des Sources (toutes illustrations comprises) - Publié par ElTofi – 6 avril 2008 — 1 commentaire

Une série d’articles pour présenter brièvement quelques espèces de Corydoras. Objectif : permettre à l’internaute de faire son choix le plus judicieusement possible.



Article sous licence :

CC by-nc-nd

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INTRODUCTION

Cet article a pour but de présenter brièvement quelques espèces de Corydoras afin de nous orienter vers un choix le plus adapté possible dans le peuplement des couches inférieures de nos aquariums communautaires et, pourquoi pas, de s’essayer à la reproduction des plus délicats en bac spécifique.

Il va de soit que les informations présentées ici ont été glanées par plusieurs personnes, un peu partout, sur le Web, dans la littérature et surtout dans leurs propres expériences de maintenance. Ce document n’est qu’une brève synthèse de toutes ces sources, souvent dans des langues étrangères, celle-ci se veut la plus objective possible.

PRESENTATION DU GENRE

1 - La répartition géographique :

Les différentes espèces sont très largement réparties en Amérique du Sud équatoriale et subtropicale au sud, jusqu’au Panama au nord.

Amérique du Sud

Cette large répartition est la principale raison pour laquelle il est impossible de dire que tous les Corydoras doivent bénéficier des mêmes conditions de maintenance. C’est pour cette raison qu’il est important de connaître l’origine géographique (lieu de pêche) de notre Corydoras.

2 - L’habitat naturel

- Relations entre climat et relief :

C’est cette relation qui va définir les conditions de maintenance et de reproduction des Corydoras et permettre ainsi de les “classer” par familles. Tout d’abord, ceci va permettre d’avoir une notion des températures de maintenance, de reproduction, et des conditions de courant. Amérique du Sud ne signifie pas forcément climat équatorial. C’est d’autant plus vrai que la zone de répartition géographique des Corydoras est très importante.

Ils sont présents dans les 3 principaux systèmes fluviaux sud Américains.

Le Bassin de l’Orénoque, le bassin de l’Amazone (relié à l’Orénoque par le Rio Negro et le canal du Casiquaire) et le bassin du Rio Parana

Dans cette région du monde, les saisons ne sont pas réellement marquées, c’est plutôt la pluviométrie qui rythme la nature. Les précipitations ont un impact direct sur la qualité de l’eau. Dans un climat purement équatorial là ou les précipitations sont toujours présentes ,avec juste une augmentation ponctuelle de celles-ci, on pourrait se dire que que la qualité de l’eau ne varie pas beaucoup.

Par opposition, si on se place dans un climat avec une saison sèche, il est évident que la qualité de l’eau va s’en ressentir. En règle générale, les pluies sont plus abondantes de fin août à début novembre si on se situe dans une zone de climat chaud et humide. Dans les zones plus tempérées, la saison chaude et humide se situe entre le mois de novembre et le mois d’avril.

- Les familles de Corydoras :

Les saisonniers :

Ceux qui vont pondre beaucoup d’oeufs sur une courte période. Ceux-la seront souvent soumis à des conditions particulières (voire extrêmes) qui vont provoquer la ponte, ce seront dans nos aquariums des Corydoras qui nécessiteront un conditionnement si on veut obtenir une ponte. Par exemple, le Corydoras sterbai

Corydoras sterbai

Les non-saisonniers :

Ils pondent peu d’oeufs mais sur une longue période. A priori, pas de grandes variations climatiques puisque pas de conditionnement nécessaire pour provoquer la ponte. Par exemple, le Corydoras panda

Corydoras panda

Les Corydoras potentiellement migrateurs :

Ceux qui vont vivre au rythme de la montée et de la descente des eaux, suivant l’apport de nourriture accessible grâce à la montée des eaux, et regagnant peu à peu le cours principal de la rivière au fur et a mesure que le niveau d’eau descend.

Les Corydoras non migrateurs :

Ceux qui vivent assez haut sur le cours d’eau, là où le phénomène d’inondation n’existe pas mais ou l’apport d’eau est constant. Mais aussi ceux qui vivent dans les zones humides telles que le Pantanal.

- Quelques exemples de biotopes pour nos Corydoras :

les Llanos :

De loin le plus connu. Les Llanos sont des plaines offrant une très importante densité de cours d’eaux permanents ou temporaires. Cette zone se comporte comme un marécage. A la saison des pluies, la plaine est inondée, offrant ainsi un nouvel espace riche en nourriture. A la saison sèche, l’eau se retire dans les canaux, ou stagne dans des trous d’eau. Les précipitations ne sont pas forcement absentes, elles sont juste fortement diminuées. La qualité de l’eau dans les Llanos est assez bonne, le courant est peu important , compte tenu du relief.

llanos

Les zones inondables :

Le Pantanal par exemple. Une des plus grande zone humide du monde qui ne reçoit que très peu de précipitations. Cette vaste zone, ponctuée de quelques collines , est située sous le niveau de la mer. Elle reçoit l’eau au gré des crues des fleuves qui la traversent. Le remplissage se fait lentement, le retrait des eaux et l’évaporation marque le début d’une période difficile à passer pour tout ce qui y vit. Les poissons qui restent prisonniers des trous d’eau sont soumis à des conditions extrêmes, températures extrêmes avec de gros différentiels jour / nuit, qualité d’eau très mauvaise.

Pantanal

Les plaines bordant les grands cours d’eau :

Ces cours d’eau se situent en plaine. Faciles a reconnaître, leur cours est constitué de méandres successifs, serpentant péniblement au milieu de la forêt. Pour ceux qui sont situés en zone, subtropicale (ou tropicale), leur débit est directement lié aux saisons. Ici l’eau peu monter plus rapidement, les poissons colonisent alors les berges. Ils y trouvent abri et nourriture. A la baisse des eaux, soit les poissons suivent le flux et regagnent le cours principal, soit ils restent prisonniers dans d’immenses lagunes. Qualité d’eau plutôt bonne, et assez constante, le courant est directement lié a la pluviométrie.

Plaines inondables

Les rivières :

Ainsi en est -il de tous les Corydoras qui vivent dans des zones peu concernées par la montée et la descente des eaux. La qualité d’eau est bonne et plutôt constante, le courant est souvent assez important. Les cours d’eau des zones purement tropicales peuvent être classées ici puisque la pluviométrie est quasiment constante.

3 - Comportement social dans la nature :

C’est LE poisson grégaire par excellence. On trouve les Corydoras par groupes de plusieurs centaines d’individus, souvent plusieurs espèces évoluent ensemble. Ceci est un élément très important à prendre en considération lors de l’acquisition d’un groupe de Corydoras. Le minimum commence à partir de 6 individus d’une même espèce. Il faut donc songer à adapter notre choix en fonction du bac qui accueillera le groupe de Corydoras. La taille du poisson et son prix doivent être pris en compte.

Corydoras seussi

Plus le groupe sera important, plus les Corydoras se sentiront en sécurité.

4 - Le régime alimentaire :

Les Corydoras passent leurs heures actives à la recherche de leur nourriture, fouillant inlassablement le substrat à l’aide de leurs barbillons. Leur alimentation est plutôt basée sur de petites proies (vers, crustacés...). Parfois, on peut observer certaines espèces en train de grignoter un morceau de concombre en état de décomposition avancée. Dans nos bacs, l’apport régulier de nourriture vivante est un plus, au minimum de la nourriture congelée, mais il faut bien penser à adapter la taille de cette nourriture à la taille de la bouche de nos Corydoras. Au quotidien, toujours choisir une nourriture variée et de qualité, plutôt carnée.

Ces 2 la ne mangent assurément pas la même chose :

Corydoras narcissus

Un Corydoras hastatus adulte (à gauche) en compagnie d’un groupe de Corydoras narcissus.

L’activité des Corydoras augmente des que la lumière s’éteint. Aussi, il vaut mieux les nourrir plus spécifiquement une fois le bac plongé dans la pénombre si ils sont hébergés avec d’autres poissons plus voraces.

img Cette page écrite par Manon des Sources pour AquAgora, est sous un contrat Creative Commons.

1 commentaire

  1. Le 31 décembre 2010 à 02:34 - www

    Bonjour,
    Voilà bien longtemps que je lis les articles publiés sur votre site et n’avais jamais pris le temps de réagir. Super boulot, bravo aux rédacteurs et à la pertinence de leurs idées !
    nathalie

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