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La nourriture vivante

Rédigé par Vincent Jaquet - Publié par Véronique – 3 juin 2007

Certains aquariophiles se fournissent en daphnies, cyclopes, larves de moustique, tubifex et gammares directement dans les mares, rivières ou étangs. Il faut cependant prendre des précautions, car il n’est pas rare d’amener des maladies ou des hôtes indésirables telles que les larves de libellules, les distiques et les sangsues.



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La pêche de nourriture vivante

Certains aquariophiles se fournissent en daphnies, cyclopes, larves de moustique, tubifex et gammares directement dans les mares, rivières ou étangs. Il faut cependant prendre des précautions, car il n’est pas rare d’amener des maladies ou des hôtes indésirables telles que les larves de libellules, les distiques et les sangsues.

Il est ainsi conseillé de pêcher dans un cours d’eau où il ne vit pas de poissons et où l’eau ne stagne pas. On prélève les proies à l’aide d’une épuisette à maille fine et puis on les trie méticuleusement par exemple, dans une assiette à soupe. http://www.aquagora.fr/spip.php ?article119

L’élevage de nourriture vivante

Les infusoires : Ce sont de petits protozoaires dont les alevins se nourrissent dans les premiers jours après larésorption de leur sac vitellin. Les infusoires sont présents dans nos aquarium, ainsi on peut les aider à proliférer en ajoutant beaucoup de plantes dans l’aquarium pour créer une microfaune. Cependant, si l’on a un grand frai il convient de les élever en faisant proliférer des bactéries pour les nourrir. Il existe différentes méthodes, on peut laisser macérer une peau de banane dans l’eau, faire germer du riz paddy ou encore en utiliser des produits que l’on trouve sur le marché aquariophile tel que Infusyl. Il convient de lancer la culture quelques jours avant d’en avoir besoin et dans un récipient à part pour éviter un risque de pollution.

Les paramécies du lait : Ce sont aussi des protozoaires mais de plus grande taille que la plupart des infusoires, ainsi elles ne conviennent pas à tous les alevins. L’élevage se fait dans un bocal de 2-5dl, à température ambiante, rempli d’eau du robinet. Tous les deux à trois jours, quand l’eau est à nouveau claire, on ajoute une goutte de crème par décilitre d’eau.

Les anguillules du vinaigre : Elles permettent de nourrir beaucoup d’alevins après le stade paramécie ou après la résorption du sac vitellin(Betta splendens). Il existe différentes façons de les élever. Personnellement, je les élève dans des bocaux de 5dl remplis de vinaigre de pomme où j’ajoute des cubes de pomme de 1cm d’arête. Il faut les prélever de la culture à l’aide d’un tube à essai, que l’on remplira jusqu’à laisser 6 cm d’espace libre, dans lequel on mettra ensuite 3 cm de ouate synthétique pour filtre d’aquarium et 2 cm d’eau propre. Les anguilles, sous l’effet d’asphyxie, vont traverser le ouate pour se retrouver dans l’eau.

Les nauplies d’artémias : Les nauplies d’artémias est la nourriture vivante la plus populaire dans le monde aquariophile. Elles peuvent être données après le stade infusoire jusqu’à la taille adulte, il faut cependant veiller à varier cet aliment car les alevins risquent de devenir obèses. L’élevage des nauplies est assez simple et peu contraignante. Il suffit de se procurer des oeufs d’artémia, que l’on trouve facilement dans le commerce, de bricoler un pondoir et de les faire tremper dans de l’eau salée. Celle-ci doit contenir de deux à trois cuillères de sel par litre (le sel de cuisine suffit amplement). L’éclosion aura lieu 36 heures après. Le système de pondoir le plus efficace est une bouteille retournée dans lequel on passe un tuyau à air, branché sur une pompe à air, par le bouchon préalablement percé. Pour prélever les nauplies, il suffit de les attirer à l’aide d’une source de lumière, de les prélever avec une seringue puis de les filtrer à travers un tamis très fin (de la marque Hobby, par exemple).

Les micro-vers : Les micro-vers peuvent être donnés aussi après le stade infusoire pour varier le menu. Il existe différents milieux de culture possible. Celui avec les flocons de pomme de terre semble préférable. Il faut pour cela un récipient en plastique ou en verre, de préférence ayant une forme plane. On fait bouillir de l’eau que l’on verse dans un récipient contenant les flocons jusqu’à ce que ceux-ci forment une pâte homogène. Une fois la mixture refroidie, on en met 2 cm dans le récipient de culture, dans lesquels on implante une cuillère à café de micro-vers. On prélèvera les vers qui seront montés les parois du récipient à l’aide d’un pinceau.

Les cyclops : Les cyclops sont de petits crustacés présents dans nos cours d’eau. On peut les utiliser pour nourrir les alevins de plus de 15mm. La culture de cyclops peut se faire à l’extérieur ou à l’intérieur dans un récipient de 3dl à 10l rempli d’eau du robinet. Ils se nourrissent essentiellement de protozoaires, mais ils mangent aussi des levures ou des micro-vers.

Les vers de grindal : Les vers de grindal permettent de nourrir les alevins dès 15mm. C’est une nourriture qui favorise la croissance de ceux-ci. Il existe différentes méthodes d’élevage, certaines personnes les élèvent sur de la mousse des bois, d’autres sur de la laine synthétique, d’autres encore sur de la mousse synthétique. Je n’ai pas essayé toutes ces variantes pour les comparer, mais j’utilise de la mousse synthétique, qui donne des résultats intéressants. On utilisera une boîte hermétique, dont on percera le couvercle d’un trou de 2cm de diamètre que l’on obstruera avec un bas de femme collé avec du silicone, afin de permettre l’aération. La culture proliférera idéalement à température ambiante. Il faudra veiller de plus à ce que le substrat soit toujours humide. On peut nourrir les vers avec des croquettes molles, de la poudre de lait ou encore des miettes de pain sec, mais les meilleurs résultats sont obtenus avec la poudre de lait pour bébé. Les vers de grindal pourront être prélevés à l’aide d’un pinceau, soit sur les parois, soit sur la mousse, mais dans ce dernier cas il faudra les rincer à travers un tamis à artémia avant de les donner aux poissons.

Les enchytrées : Les enchytrées sont des vers qui mesurent jusqu’à 3cm. On peut les utiliser pour nourrir des poissons de 3cm et plus. Pour les élever, on se munira d’une boite hermétique de 10 x 20cm jusqu’à 30 x 40cm, sur laquelle on percera des trous de 2cm de diamètre que l’on obstruera également avec un bas de femme, collé avec du silicone. On rempliera la boîte de 1cm de terreau composé de 50% de sable et de 50% de terre. La culture proliférera idéalement entre 16-20°C, dans une cave par exemple. Il faudra aussi veiller à ce que le substrat soit toujours humide. On peut les nourrir avec du yaourt, du pain, du biscuit, j’utilise personnellement des petits beurres ou de la mie de pain imbibés de crème, que je mets sur une plaque en verre ou en plastique de 2mm d’épais. Ainsi, il est plus facile de récolter les enchytrées sur la vitre avec un pinceau et de ramasser la nourriture qui a pourri. Il faudra de temps en temps retourner la terre avec une cuillère ou, mieux, introduire quelques vers de compost pour que les vers, afin d’aérer le substrat.

Les vers aquatiques : Les vers aquatiques sont une excellente nourriture pour les alevins dès 2cm. On utilisera un bac de maximum 20cm de haut, une bouteille en pet de 1L couchée faisant aussi bien l’affaire. La principale cause d’échec est une pollution trop élevée de la culture. Ainsi, il faut procéder à un changement de 75% de l’eau quand elle devient trouble. En outre, la reproduction sexuée des vers est pratiquement impossible, ils se reproduisent par segmentation, comme les vers de terre. Pour accélérer le processus de multiplication, on peut temps en temps prendre une paire de ciseaux et les couper en deux. Ils supportent une assez large plage de température de 4°C à 30°C. Cependant, 18 à 22°C est l’idéal pour la maintenance et 4°C pour la conservation. Ils n’ont pas besoin de lumière. Certains aquariophiles les élèvent dans de la mousse de java, d’autres dans de la mousse des bois et d’autres encore avec une feuille de papier ménage déposée sur le fond. L’avantage de ces substrats est qu’il leur fournit sûrement un petit plus en nourriture. Chez moi, cependant, je les élève dans un bac nu, car il est plus facile de contrôler l’hygiène. Ils mangent de tout : des paillettes pour poissons, des rondelles de carotte, des feuilles de salade et des pastilles pour poissons de fond. On peut introduire dans la culture d’autres souches de nourriture vivante, comme des ostracodes, des daphnies ou des aselles, qui seront bénéfiques car ils mangeront le surplus de nourriture et, dans le cas des daphnies, elles permettront de filtrer une partie de l’eau.

Les daphnies : Il en existe beaucoup d’espèces, en aquariophilie, on connaît surtout Daphnia magna, qui a une grande taille, Daphnia pulex, qui est plus petite et qui vit dans notre région et Moina macrocopa, qu’on nomme souvent la daphnie « japonaise », qui est une cousine asiatique de nos daphnies. La culture des différentes variétés de daphnies est assez similaire : On utilisera un récipient d’au moins dix litres que l’on remplira d’eau du robinet. On peut les élever dehors pendant l’été, en les mettant dans un endroit semi ombragé, l’avantage étant qu’elles proliféreront et se nourriront des algues qui se développeront. L’idéal est de préparer le récipient deux semaines auparavant en mettant un peu d’engrais pour plante afin d’aider les algues à proliférer. Il est aussi possible de les maintenir à l’intérieur où elles seront nourries avec un peu de levure boulangère tous les 3-4 jours.

Moina macrocopa présente beaucoupd’avantages par rapport à ses cousines, notamment du faitqu’elle supporte d’être maintenue de 20 à 31°C, ainsi on peut les introduire dans les bacs d’élevage pournourrir et filtrer l’eau.

http://www.cerclaqua.com/eaudouce/articles/daphnies.php

Les ostracodes : Ces sont des petits crustacésaquatiques de 3mm de long. On utilisera une bouteille renversée ou un bac. On peut leur donner à manger soit des pastilles pour poissons de fond ou des rondelles de carotte. Tous les poissons ne les mangent pas.

Les drosophiles : Les drosophiles à ailes atrophiées sont des petites mouches de laboratoire dont les ailes sont trop courtes pour leur permettre de voler. On utilisera pour les élever des bocaux de confiture que l’on recouvrera avec un bas de femme. Il existe différentes recettes de substrat, pour ma part, j’utilise celle que m’a conseillé Michel Dantec : 4 parts de farine, 2 parts de tapioca, 1 part de levure de bière, 1 part de maïzena. Délayer avec environ un demi litre d’eau et faire cuire en remuant constamment jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse à peine élastique. Ajouter ensuite une cuillère à café d’une solution à 3% de Parahydroxybenzoate de méthyle (conservateur). Verser encore chaud dans un bocal de verre sur une épaisseur de 2 à 3 cm et laisser refroidir. Ajouter une feuille de papier essuie-tout et ensemencer avec au moins une vingtaine de mouches lorsque le milieu est totalement froid. On peut utiliser aussi ce conservateur (Thierry de Coulon) : Ajouter 5ml (=2 c. à café) de fongicide (10g de parahydroxy-benzoate de methyle (nipagine) dans 100ml d’alcool), laisser cuire jusqu’à évaporation de l’alcool, puis verser à chaud au fond des récipients

Pour prélever les mouches tapoter le bocal pour faire tomber les mouches au fond du bocal, puis ouvrir, tapoter de nouveau en dessus de l’aquarium pour faire tomber les mouches.

http://www.famille-schneider.net/poissons/Articles/nourritures_vivantes.htm

Les aselles : Les aselles permettent de nourrir les poissons de 5cm et plus. On peut les maintenir dans une bouteille couchée ou dans un bac ; j’en utilise un de 10l. La température ne doit pas être en dessus de 20°C, l’idéal étant de les élever à la cave ou dehors. Il faut les nourrir avec des feuilles mortes fines d’arbre (charme, noisetier, ...) ou de plante d’aquarium. On peut cependant aussi leur donner des feuilles de salade flétries ou des pastilles pour poisson de fond.

Les gammares : Les gammares sont des crustacés d’eau douce de 15mm à la taille adulte. On peut les donner à des poissons de 5cm et plus. L’idéal est de les élever à l’extérieur dans une fontaine où il y a un renouvellement continuel de l’eau. Il est nécessaire de leur fournir des cachettes comme des feuilles mortes, par exemple. Ils ne supportent pas longtemps une eau en dessus de 20°C. On peut essayer de les élever à la cave. Ils sont détritivores et prédateurs : ils mangent des feuilles mortes, des tubifex, des daphnies et des feuilles de salades tendres.

Les larves de moustique : Il est possible de collecter des larves de moustique noir (Culex pipiens) en mettant un récipient à l’extérieur, celui où l’on maintient les daphnies par exemple. Les moustiques viendront alors pondre des nacelles de 5mm d’oeufs noires. Pour pêcher les larves il faut être rapide, car dès qu’il y a changement de lumière ou un mouvement dans l’eau, ils descendent tous au fond, ainsi il faut les attraper avec un coup rapide d’épuisette. Quelques liens intéressants :

http://www.ivanov.ch/

http://membres.lycos.fr/unpeudetout/index.htm ?NOURR

http://www.aqualiment.com/

http://cil.france.free.fr/spip/spip.php ?article54

http://georges.dolisi.free.fr/index.htm

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