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Cinéaqua, le grand bleu à Paris

Publié par Niclette – 16 août 2007

Remis à flot l’an passé après vingt années de fermeture, l’aquarium du Trocadéro abrite quelque 500 espèces et 10 000 spécimens.



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Un article de 3 pages et un diaporama sur l’aquarium du trocadéro dans le figaro madame : Cinéaqua, le grand bleu à Paris

Paru le 16.08.2007, par Caroline Sallé

Remis à flot l’an passé après vingt années de fermeture, l’aquarium du Trocadéro abrite quelque 500 espèces et 10 000 spécimens. Plongée à 18 mètres de profondeur, sous la colline de Chaillot au coeur du « zoo marin ».

Sous les jardins, la mer.

Au Trocadéro, Parisiens et touristes marchent sur les flots. Peu le savent mais, depuis un an, raies, requins, daurades et autres poissons-clowns barbotent sous leurs pieds. En ce matin d’été, la plupart somnolent encore dans la pénombre. Difficile pour eux d’émerger : la veille, ils n’ont pas fermé l’oeil de la nuit à cause du concert de Calogero et de la fête privée qui a suivi. L’endroit accueille en effet spectacles et soirées privées dans un lounge où les pensionnaires à écailles sont aux premières loges. L’occasion pour eux de côtoyer des stars, tels Jennifer Lopez, le groupe Dionysos ou Superbus. Rien que de très normal finalement pour ces Very Important Poissons qui vivent à l’année dans un palace sous-marin par ailleurs équipé de trois salles de projection de films ainsi que d’écrans vidéo disséminés entre les aquariums.

Une quarantaine de requins

À Cinéaqua, les vraies stars, ce sont les 10 000 poissons et invertébrés installés dans une cinquantaine de bassins. Des mérous, des oursins, des hippocampes, des centaines de carangues, des bars, des daurades, des saros, des raies, des poissons-pierres, des murènes, et bien sûr, des requins, une quarantaine au total, qui jouent les premiers rôles dans le grand bassin central haut de 10 mètres et vaste comme quatre piscines municipales. Sans oublier les très fragiles et rares coraux, dont un quart sont des espèces protégées saisies en douane. Pour s’occuper de tout ce petit monde, une équipe de dix biologistes a été réunie. Toujours aux petits soins, ils se chargent de nourrir, de soigner mais aussi d’entretenir les aquariums, pour la plupart remplis d’eau de mer reconstituée sur place. Presque impossible en effet d’acheminer jusqu’à Paris des milliers de litres d’océan depuis le littoral. Pas simple non plus de veiller à la propreté de ces écosystèmes marins recréés de toutes pièces. Un coup d’oeil dans la salle des machines suffit pour s’en convaincre. Là, des « écumeurs » produisent une mousse où viennent se fixer les matières organiques évacuées par la suite pour éviter tout risque de pollution. Des filtres remplis de sable tournent à plein régime, tandis que des compresseurs oxygènent l’eau. Un peu plus loin, des stérilisateurs à ultraviolet, dotés de lampes germicides, éradiquent les bactéries. Et plusieurs fois par semaine, des plongeurs se chargent de nettoyer le sable de chaque bassin au tamis, d’astiquer les vitres, de passer l’aspirateur et de brosser les décors. Rien n’est négligé. Pour preuve, tous les ornements marins sont des pièces uniques en béton réalisées par des artistes et entièrement sculptées à la main. Facétieux, l’un des designers a même signé son oeuvre d’un joli « Monsieur Poisson ».

Un bassin tactile qui ravit les enfants

Dans cet aquarium cinq étoiles de mer, on n’oublie pas non plus de soigner la table. Ainsi, on s’active pour concocter des repas équilibrés aux résidants. Soit un savant mélange d’algues, de crevettes, de moules, de calamars, de plancton, de krill, d’artémia, de mysis et de filets de poisson, entiers ou découpés en petites lamelles, en fonction des goûts des uns et des autres. Des compléments vitaminiques sont également ajoutés à ces collations, servies deux ou trois fois par jour, en plus des trois gros « festins » hebdomadaires. Si jusqu’à présent, des plongeurs se chargeaient de nourrir les requins à la main, ils y ont désormais renoncé. Trop dangereux : avec le temps, les squales avaient fini par les considérer comme un possible prochain repas. Du coup, ils se contentent maintenant de jeter la pitance du haut des bassins. Les raies mourines bénéficient en revanche d’un traitement plus favorable puisqu’elles sont nourries une par une à la main. Toutes ces petites attentions ne sont bien évidemment pas accordées au premier venu. Pour résider en ces lieux, il faut montrer nageoires propres. Direction la zone de quarantaine où chaque poisson, à son arrivée, est gardé en observation durant trois semaines. C’est là aussi que l’on pratique le bouturage des coraux et qu’atterrissent les pensionnaires malades. Après des analyses microscopiques, des prélèvements et des frottis, un vétérinaire se charge de les soigner. Autant de soins auraient pu faire tourner la tête à plus d’un poisson. Mais non : ces VIP à écailles se laissent volontiers observer par les visiteurs. Mieux, dans le bassin tactile, ils se pressent pour être caressés par les enfants. Ces derniers sont tellement enchantés de cette insolite complicité qu’ils n’hésitent pas à se jeter volontairement dans l’eau, dès que les parents ont le dos tourné, afin de rejoindre leurs nouveaux camarades de jeu. Autant dire qu’ils ressortent de Cinéaqua des étoiles de mer plein les yeux…

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