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9.3. FAQ : Succès à long terme

Publié par Véronique – 18 mars 2007

Que faut il maîtriser pour que les poissons et les plantes puissent vivre longtemps et en bonne santé ? Entretenir son bac , sans y passer trop d’heures.



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Succès à long terme

FAQ débutants : Succès à long terme

Dans cette dernière partie de la FAQ débutant, nous parlerons des choses à maitriser une fois que votre bac "tourne".

Les algues

Vous devez savoir que toutes les algues ne sont pas mauvaises. Les algues, comme les plantes, se nourrissent des nutriments présents dans le bac, le ramassage régulier des algues est un bon moyen d’éviter l’accumulation de polluants (c’est le principe utilisé dans le filtre à algues). La prolifération d’algues est généralement le symptôme d’une alimentation excessive ou d’un manque de changement d’eau. La meilleure chose à faire est de déterminer la cause de la prolifération et de la traiter. Testez les nitrates, testez aussi le taux des PO4 (phosphates). Augmentez le volume des changements d’eau et/ou leur fréquence, ou nourrissez moins. Il existe également de nombreux produits anti-algues pour chaque type d’algues, à n’employer qu’en dernier recours, pour les cas désespérés. Souvent les poissons mangeurs d’algues peuvent être d’un grand secours. La lecture de cette page page est fortement recommandée.

Les escargots

Les escargots, au même titre que les algues peuvent être bénéfiques ou préjudiciables. Certaines espèces, les Mélanoides, labourent le sol, l’aérant et évitant qu’il ne se compacte ; d’autres, les Planorbes et Neritina, mangent les algues. Cependant, certaines espèces, les Physes et Limnées, se multiplient rapidement, attaquant alors parfois les plantes.

Vous pouvez protéger de toute infestation accidentelle votre bac en trempant tout nouvel élément inanimé que vous ajoutez à votre aquarium dans une solution 1:20 d’eau oxygénée, et en traitant dans une solution de permanganate de potassium les nouvelles plantes. Pour éliminer les escargots déjà présents dans votre bac, il vous faudra les éliminer à la main, et ne pas croire les marchands qui prétendent que les Botia sont la solution à tous les problèmes posés par les escargots. Il vaut mieux éradiquer les escargots en supprimant leur source de nourriture donc en diminuant les distributions d’aliments pour les poissons.

Euthanasier un poisson

Ca en est arrivé là ? Vous avez lu la FAQ, trouvé les informations sur les maladies, l’alimentation et les traitements, demandé de l’aide un peu partout et vous arrivez à la conclusion que ce poisson ne pourra être sauvé. Comme vous avez pris la responsabilité de vous en occuper, vous vous sentez obligé de l’aider à mourir.

Plusieurs solutions existent pour euthanasier votre poisson. La meilleure solution semble être la voie chimique. Certains vétérinaires recommandent une overdose de MS-222, un anesthésiant pour poissons. Le plus simple est l’emploi de clous de girofle, une dizaine ou plus, jetés dans 1 litre d’eau vont endormir le poisson et le tuer tout doucement. Cette méthode est très humaine et n’est traumatisante ni pour le poisson, ni pour son propriétaire. On peut aussi utiliser de l’alcool. Une solution 1:5 (20%) de Vodka (ou un quelconque alcool de grain fort). Placez ensuite le poisson dans le récipient et il "s’endormira". Mais certains prétendent que l’alcool va le brûler et occasionnera une souffrance.

Une méthode non-chimique consiste à décapiter le poisson. Certains ne pourront pas assumer, mais c’est rapide et sans douleur, et a aussi l’avantage d’être peu coûteux ; la plupart d’entre nous possèdent un couteau et pas d’anesthésique. Utilisez un couteau tranchant et coupez la moelle épinière en sectionnant le corps du poisson juste derrière les yeux, ou niveau de la ligne latérale. Plus vous faites le geste rapidement, mieux c’est pour le poisson. Pensez à désinfecter le couteau après usage.

Si aucune de ces méthodes ne vous paraît envisageable, essayez de contacter une université, il est possible qu’un département de biologie vous prenne votre poisson. Ils peuvent l’utiliser pour la recherche ou l’étude de maladies et seront capables de s’en débarrasser correctement.

Certaines méthodes souvent mentionnées mais à déconseiller font état de congélation. Ces trucs font souffrir les poissons. Peu importe si vous le placez dans un bol d’eau au freezer ou si l’eau est déjà froide. Les poissons réagissent, et ça fait peine à voir. Enfin, ne jetez jamais un poisson dans les toilettes. Ce n’est pas une euthanasie mais une forme de torture car le poisson finit dans une fosse septique ou des égoûts où il rejoint des produits chimiques et des déchets avant de succomber plusieurs heures plus tard.

 

Le problème des vacances

Des poissons en bonne santé peuvent très bien supporter 1 ou 2 semaines de jeûne. De nombreux aquariophiles disent les laisser même plus longtemps, souvent jusqu’à 3 semaines.

Lorsque vous vous absentez pour un week-end, n’embêtez pas un ami pour qu’il vienne nourrir vos poissons. De plus, une personne inexpérimentée risque de trop nourrir, avec les problèmes qui s’en suivent. Evitez ces blocs vacances qui se dissolvent lentement. Ils vont modifier le pH et/ou la dureté de votre bac et conduire à un excès de nourriture. Pour une absence de longue durée, le distributeur automatique de nourriture peut être utile, vérifiez tout de même au préalable la quantité de nourriture qu’il dispensera chaque jour.

Il faut bien le tester et régler les doses à distribuer avant de partir et pas se contenter de le remplir de flocons la veille du départ. Attention avec les appareils bon marchés, toute la réserve tombe d’un coup, ou s’agglomère sous l’effet de l’humidité et bouche la sortie ou alors tout moisit et empoisonne les poissons....

La condensation et l’humidité sont les gros problèmes : il existe des modèles sur lesquels on peut brancher une pompe à air pour garder au sec la nourriture, sinon il faut placer l’appareil assez haut, au moins 30 cm au-dessus de l’eau, pour qu’il reste au sec.

Si vous vous absentez plus d’une dizaine de jour, le mieux est qu’un ami vienne nourrir vos pensionnaires. Une suralimentation prolongée peut entraîner de graves conséquences, il est donc prudent de préparer à l’avance les doses de nourriture à distribuer. Les poissons n’ont pas besoin d’être nourris chaque jour, et il ne faut pas leur donner plus qu’à l’accoutumée, même s’ils doivent jeûner les quelques jours suivants. Assurez-vous auprès de votre visiteur/nourrisseur qu’il ne compense pas les jours de non distribution par une distribution massive et par sécurité cachez la boîte d’aliments.

Si votre bac subit une évaporation d’eau importante, assurez-vous également que de l’eau soit ajoutée pour la compenser. Ceci est tout particulièrement important pour les bacs marins, où la salinité en serait affectée.

Une défaillance d’un des équipements est toujours possible lors de votre absence, mais il est possible de minimiser les risques en remplaçant tout matériel suspect à l’avance. N’ajoutez aucun nouveau poisson durant le mois précédent votre départ, au cas où celui-ci introduirait une maladie. Nettoyez votre bac et son filtre et effectuez un changement d’eau avant de partir, mais pas la veille. N’attendez pas le dernier moment pour faire la maintenance. Ceci risquerait de stresser les poissons et d’affaiblir les bactéries au moment le moins opportun.

Si un problème sérieux apparaît, il risque d’entraîner de fâcheuses conséquences. Votre nourrisseur sera certainement plus rassuré s’il possède les coordonnées d’un bon magasin ou d’un aquariophile averti, auprès de qui il pourra se renseigner en cas d’urgence.

Quelques jours avant le départ :

- Changement d’eau un peu plus important que d’habitude.

- Contrôle de tous les appareils électriques, surtout des chauffages.

- Contrôle des fusibles + achat de fusibles de rechange (si quelqu’un vient contrôler l’installation).

- Pas de taille des plantes (les poissons les mangeront…).

- Pas de nettoyage des vitres, il faut laisser toutes les algues comme nourriture supplémentaire.

- Un léger nettoyage du filtre au moins 5 jours avant, pour avoir le temps de contrôler tous les tuyaux et être sûr d’avoir tout bien rebranché.

Déplacer un bac, déménager

Si vous pouvez l’éviter, le mieux est de ne pas déplacer un bac sur de grandes distances. Le voyage est très stressant pour les poissons, et même en prenant un maximum de précautions, il faut s’attendre à des pertes. Il est parfois souhaitable d’envisager de vendre le peuplement initial et de racheter des poissons, une fois arrivé à destination.

Si malgré tout vous voulez tout de même tenter de déplacer les poissons, les conseils qui suivent peuvent permettre de réduire les risques.

Il faut toujours déplacer le bac vide, sans les poissons. Il convient donc de déplacer le bac et les poissons séparément.

Déplacement du bac

Le principal problème lors du déplacement d’un aquarium concerne le système de filtration. Après quelques heures sans eau (et sans oxygène), les bactéries aérobies meurent. Si le déplacement est court (quelques heures), vous pouvez préserver la colonie bactérienne ; si quelques bactéries survivent, la colonie est sauvée, elle se reconstituera d’elle-même rapidement. Un minimum d’ingéniosité vous permettra de réduire au maximum le temps du déménagement. Attendez le dernier moment pour arrêter le filtre, gardez les masses filtrantes dans un bidon à moitié plein d’eau et remettez le en route dès votre arrivée. Il est préférable de conserver les anciennes masses plutôt que de les jeter.

La procédure est détaillée ci-dessous :

  1. Placez les poissons dans un récipient (voir plus loin).
  2. Videz le bac. Si le déplacement est court, laisser le sable et un petit peu d’eau pour préserver la colonie bactérienne du sol.
  3. Enlevez le matériel du bac. Les plantes survivront un certain temps si leurs racines sont maintenues humides, il est donc possible de les placer dans des sacs avec un peu d’eau. Si le déplacement est court, placez les masses filtrantes telles quelles dans un récipient étanche (qui n’a jamais été en contact avec un quelconque produit chimique) ; conservez-les humides, mais pas immergées. Pour les déplacements importants (plus d’une journée), nettoyez ou jetez les masses filtrantes. Il vaut mieux emballer les pompes et chauffe-eau qui sont fragiles.
  4. Mettez le bac sur une surface plane (une planche ou une porte démontée par exemple).
  5. Déplacez le bac. Ne faites appel à une entreprise de déménagement qu’en cas d’absolue nécessité et seulement si vous pouvez superviser l’emballage et le chargement du bac. Il vaut beaucoup mieux le faire vous-même, avec l’aide de quelques amis.
  6. Réinstallez le bac à son nouvel emplacement. Si le trajet est court, vous pouvez emporter suffisamment d’eau de l’ancienne installation pour redémarrer le bac rapidement, sinon, il faut considérer la réinstallation comme une nouvelle installation, avec tout ce que cela implique.

Déplacement des poissons

Il y a trois problèmes principaux lors du déplacement des poissons :

Où les mettre ?
Vous avez deux possibilités : le bac d’un ami ou le bac d’un magasin proposant ce service. Considérez qu’il faudra laisser les poissons dans ce bac environ 3 semaines.
Comment les emballer ?
Pour une durée courte (quelques heures) vous pouvez placer les poissons dans des sacs plastiques étanches fermés, à moitié remplis d’air. On peut augmenter la durée en remplaçant l’air par de l’oxygène. Placez les sacs dans une boîte de polystyrène, et convoyez-les le plus rapidement possible, par avion si la distance le nécessite. C’est de cette manière que les magasins sont approvisionnés. Pour les poissons plus gros, ou des voyages plus longs, on peut également utiliser un récipient étanche par poisson, plutôt qu’un sac.
Que faire pour les aider à supporter le voyage ?
Il faut cesser de nourrir les 2 jours précédant le voyage et pendant le transport, les poissons ne mangent pas, ils sont trop stressés, et il convient de ne pas polluer l’eau avec de la nourriture ou avec des crottes. Les poissons bien nourris au préalable peuvent supporter une semaine de jeûne sans problème. La température ne doit pas trop varier, surtout pas trop vite. Pour les longs voyages en voiture, la pompe à air à piles est une bonne solution. Après le voyage, acclimater les poissons au bac comme s’il s’agissait de l’introduction d’un nouveau poisson.

Reproduction

Après un certain temps, vous ne vous satisferez plus d’héberger des poissons et voudrez entrer dans le monde fascinant de la reproduction ! Bravo ! Vous avez alors dépassé le but de la FAQ. Lisez de bons livres sur la reproduction et posez des questions sur le forum.

  • Index
  • Introduction,pour bien débuter
  • Le materiel
  • Les magasins, bien acheter
  • Préparation de l’eau
  • Le cycle de l’azote
  • Chimie de l’eau
  • Changer l’eau
  • Les tests
  • Les poissons
  • Le stress
  • Le long terme

    img Ce Guide inspiré de la FAQ de Cyberaqua a été rédigé pour AquAgora en 2007 et il est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

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