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20 litres, et pourquoi pas des killis ?

Publié par Pacu – 28 mars 2008

Un petit bac de 20 ou 30 litres peut très bien héberger un trio de Killies, jolis petits poissons faciles et bien colorés.



Article sous licence :

CC by-nc-nd

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Les killis, se sont plusieurs centaines d’espèces de poissons. Tous ne sont pas adaptés à un petit bac, ni facile à trouver, ni facile d’entretien, loin s’en faut.

Je vous propose ici des killis de maintenance, voire de reproduction facile.

Un bac de 20 litres suffit, mais si vous prenez un 54 litres ce n’en sera que mieux. L’important est que le bac soit doté d’un bon couvercle, les killis sont des poissons sauteurs. Si le couvercle est pourvu d’ouvertures assez larges (pour laisser sortir les fils électriques, etc), vous pouvez les boucher avec du perlon.

Le chauffage est inutile du moment que la pièce où se trouve le bac reste autour de 18-20°C même en hiver.

L’éclairage ne doit pas être intense, une lumière tamisée convient bien aux killis. Vous pouvez même ne pas éclairer le bac, sauf par la lumière du jour, mais ça présente 2 inconvénients : les plantes risquent de ne pas avoir assez de lumière, et les belles couleurs de vos poissons ne seront pas mises en valeur.

La filtration ne doit pas être puissante : un filtre à exhausteur ou un petit filtre de coin réglé sur la puissance minimale. Les bacs à killis peuvent éventuellement ne pas être filtrés, mais si vous êtes débutants je ne vous le conseille pas, c’est difficile à gérer. (Risque de pollution, de pic de nitrites...)

En résumé, le matériel qu'il vous faut:

- une cuve de 20 à 54 litres, avec un couvercle
- un tube fluorescent ou une ampoule économique ; 1 watt pour 5 litres suffit
- un filtre à exhausteur ou filtre de coin réglé sur 50l/H pour un bac de 20 litres
- Chauffage : facultatif

La plantation et le décor:

Pour le sol, vous avez 2 possibilités :

- Laisser le bac en cuve nue et mettre une fine couche de tourbe (tourbe pulpeuse de jardinerie, préalablement bouillie quelques minutes pour qu’elle coule.) Lorsque la tourbe est sale, il suffit de la siphonner. Dans ce cas bien sûr, il n’y a pas moyen de mettre des plantes enracinées. Vous utiliserez plutôt des plantes flottantes, ou à fixer sur une racine.

Plantes flottantes : mousse de Java, Ceratopteris thalictroides (envahissant), Ceratophyllum demersum, Naja, et/ou éventuellement Pistia stratiotes, Salvinia natans, Riccia. Ces 3 dernières plantes sont plus capricieuses que celles citées précédemment. Si elles se plaisent, elles envahissent tout ; dans le cas contraire, elles dépérissent.

Salvinia natansimg

Plantes à fixer sur racine : Mousse de Java, Anubia barteri nana, Microsorum pteropus, Bolbitis, Microsorum pteropus windelow.

- Mettre un substrat de fond pour y enraciner les plantes. Vous pouvez utiliser du sable, du quartz, du fin gravier.

Les plantes à enraciner dans ce petit volume : Sagittaria subulata (en rideau à l’arrière plan par exemple), Anubia barteri nana (sans enterrer le rhizome), Hydrocotyle, petites Cryptocorines.

img Microsorum pteropus (à gauche) et Anubia barteri nana (à droite)

Hydrocotyle img

Vous pouvez cumuler ces plantes avec des plantes flottantes ou à fixer sur racines.

La mousse de Java est très utile pour permettre aux alevins de se cacher, ainsi que les plantes de surface.

Pensez à enlever régulièrement des plantes de surface trop envahissantes, pour permettre à la lumière d’atteindre les plantes du fond.

Veillez à retailler régulièrement les plantes trop envahissantes, par exemple Hydrocotyle, qui prolifère rapidement.

Mieux vaut aussi éviter de trop multiplier les espèces de plantes différentes, et ce d’autant plus que le volume est petit.

N’oubliez pas, après avoir installé le décor et les plantes, d’attendre quelques semaines que le cycle de l’azote se soit mis en route, avant d’introduire les poissons.

Les poissons:

Je vous propose 3 espèces de killis faciles. Attention, c’est soit l’une soit l’autre de ces espèces. Pour mélanger plusieurs espèces de killis, il faut un plus grand volume, et surtout vérifier qu’il n’y a pas de risques qu’elles s’hybrident entre elles.

Les 3 espèces que je vous propose ne sont pas timides, sont faciles à nourrir et à maintenir. Elles présentent de jolies couleurs.

- Fundulopanchax gardneri (ou Fundulopanchax nigerianus, espèce très proche)

img

- Fundulopanchax scheeli

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- Aphyosemion australe : il en existe plusieurs variétés. Forme orange, forme chocolat, Cap Lopez, ...

img

Dans un bac de 20 litres ou de 54 litres, vous pouvez mettre un couple ou un trio de killis.

L’avantage du bac de 54 litres, s’il est bien planté, c’est que vous avez plus de chance de réussir à élever les petits avec leurs parents.

De plus, le mâle australe est parfois agressif vis à vis de la ou des femelles. Dans 54 litres, elles devraient avoir moins tendance à vivre cachées dans les plantes, et vous verrez mieux vos poissons.

Ces killis ne sont pas annuels. Bien soignés, vous pouvez espérer les conserver 2 ou 3 ans.

Où se procurer ces poissons ?

De plus en plus souvent, on trouve des killis en animalerie, principalement le gardneri et le Cap Lopez. Dans ce cas, il faudra préciser que vos killis sont de souche commerciale, surtout si vous comptez les reproduire et diffuser les petits.

Une autre solution est de s’adresser à des éleveurs particuliers, que vous trouverez sur le site du KCF.

Dans ce cas, vos killis auront probablement une population. Cette population correspond au lieu géographique où les ancêtres de vos poissons avaient été capturés dans la nature pour être ramenés dans le milieu aquariophile. Le nom de population correspond à un nom de village, de lieu-dit, ou aux coordonnées GPS du lieu de pêche.

Par exemple : Fp. gardneri Nsukka ; Fp.nigerianus Misage

Souvent aussi la population est un nom de code :

Ce qui se fait le plus couramment : les initiales des pêcheurs , car ils vont souvent chasser en groupe ; puis l année, et enfin le numéro du point de pêche.

Par exemple, l’ A. australe présenté en photo est de population : A. australe Cap Esterias BSWG 97/24

Les différentes populations ne doivent pas être mélangées entre elles, ni avec des poissons de souche commerciale.

En effet, des killies de même espèce provenant de lieux différents présentent des caractéristiques (Coloration, etc) différentes. Le but est de préserver ces différences entre les différentes souches.

La température, et autres paramètres

Les killis sont sensibles aux hausses de températures, surtout si elles se prolongent.

En été, il faudra surveiller que la température du bac ne monte pas au dessus de 25°C environ. Une températures trop élevée peut tuer les poissons.

En hiver, il faudra qu’elle ne descende pas sous 18° pour les australes, ou 16° pour les gardneri et scheeli. A ces températures, les killis seront peu actifs et ne pondront plus. Si la température est trop basse, il y a des risques de mortalité.

Les australes pondent à une température d’environ 24°C. Si l’eau est trop froide, ils risquent d’arrêter de pondre.

Gardneri et scheeli sont moins difficiles à ce sujet.

Pour le reste, ces killis se plaisent en eau douce acide à neutre. Mieux vaut ne pas descendre sous un KH de 4, pour ne pas perdre le pouvoir tampon de l’eau. Sinon, ils ne sont pas trop exigeants sur les paramètres de l’eau.

L'alimentation :

Ces 3 espèces de killis acceptent facilement les paillettes. Si les vôtres n’en veulent pas, laissez-les avoir faim quelques jours.

Vous pouvez alterner paillettes, nourriture congelée et nourriture vivante.

La nourriture congelée se trouve en animalerie : vers de vase rouges, larves de moustiques, daphnies...

Les cubes de nourriture congelée doivent être décongelés avant d’être distribués.

Attention de ne pas trop nourrir, vous risquez de polluer l’eau.

La nourriture vivante peut se trouver en animalerie, ou vous pouvez l’élever vous même.

La reproduction

Vous avez 2 possibilités :

- La méthode naturelle

Dans ce cas, vous laissez faire la nature. Les poissons pondent dans les plantes, principalement la mousse de Java, et lorsque les oeufs éclosent, les petits grandissent avec les parents.

Le problème c’est que les parents peuvent manger leurs petits, ou même leurs oeufs ; les alevins de différentes tailles peuvent aussi se manger entre eux.

Il faut donc s’attendre à un élevage peu productif.

Les australe en particulier ont tendance à manger leurs alevins.

- La méthode artificielle :

Dans ce cas, vous utilisez un mop flottant. C’est un écheveau de laine artificielle, attachée à un bouchon de liège. Les killis pondront sur les brins de laine, principalement près de la surface.

Mop img

Les oeufs sont adhésifs et pourront facilement être récoltés à la pince, pour être placés dans un récipient contenant de l’eau du bac. Il faut attendre environ 3 semaines pour l’éclosion.

Vous devrez alors avoir un second bac pour élever les alevins.

Bon élevage !

D’autres suggestions ici : http://www.ivanov.ch/biotope/afrique/killie.html

img Cette page écrite par Pacu pour AquAgora, est sous un contrat Creative Commons.

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